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Moody's désormais plus optimiste pour le secteur bancaire italien

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CC - Flickr / Conanil

L'agence de notation Moody's a annoncé mercredi avoir rehaussé sa perspective pour le secteur bancaire italien, prenant acte d'une réduction de ses crédits douteux, d'une amélioration de ses conditions de financement et de niveaux robustes de capital.

« La perspective pour le système bancaire de l'Italie a été modifiée, de négative à stable », a fait savoir l'agence dans un communiqué.

« Nous misons sur le fait que les crédits à problèmes des banques italiennes chutent en 2020 pour la cinquième année consécutive », explique Fabio Iannò, analyste chez Moody's, cité dans le communiqué.

Ceci étant, le ratio des prêts douteux, c'est-à-dire présentant un risque accru de ne pas être remboursés, continue de stagner pour les établissements italiens aux alentours de 8% et ainsi « reste plus du double de la moyenne de l'Union européenne », nuance-t-il.

De façon générale, les banques italiennes devraient connaître une rentabilité stable ou légèrement meilleure en 2019 et en 2020, grâce à des coûts de financement en baisse, un repli des provisions passées sur les crédits douteux ainsi que des gains d'efficacité liés à des récentes initiatives de restructuration, détaille Moody's.

En outre, « les ratios de capital semblent partis pour rester stables, tous les établissements faisant état de coussins de capital confortables et au-dessus des exigences règlementaires », ajoute l'agence, tout en soulignant que « la capacité à générer des bénéfices est faible en raison de pertes encore élevées sur les prêts et de charges d'exploitation importantes ».

Dans le sillage de la publication de ce rapport, les valeurs des banques italiennes étaient orientées à la hausse à la Bourse de Milan.

Vers 09H40 GMT, Banco BPM gagnait 2,91% à 2,019 euros, Banca Generali 2,67% à 30,8 euros, Ubi Banca 1,81% à 2,918 euros et Intesa Sanpaolo 1,45% à 2,27 euros dans un marché en hausse de 1,04%.

L'an passé, les principales banques italiennes avaient confirmé leur redressement, malgré encore des fragilités, finissant quasiment toutes dans le vert, y compris la BMPS dans la tourmente en 2016 et 2017.

Selon le Fonds monétaire international (FMI), leur stock de créances douteuses brutes a reculé à 216 milliards d'euros fin 2018, contre 360 milliards fin 2015.

Début 2019, le Fonds avait salué la « résilience » du système bancaire italien, tout en l'appelant à ne pas relâcher ses efforts et à « augmenter encore sa capitalisation, son efficacité et sa rentabilité, essentiellement en diversifiant ses sources de revenus et en réduisant les coûts opérationnels ».

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