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La Banque de Norvège relève une nouvelle fois son taux avant une pause

Drapeau de la Norvège
© Alexander Erdbeer - Fotolia.com

La Banque de Norvège a, à contrecourant des autres banques centrales, relevé de 0,25 point son taux directeur jeudi, à 1,50%, la croissance solide de l'économie norvégienne éclipsant la dégradation de la conjoncture mondiale.

Après cette quatrième hausse en un an, la banque a toutefois laissé entendre que son taux avait atteint un pic, semblant ainsi renoncer à une poursuite du resserrement monétaire envisagé jusqu'à présent.

« L'évaluation actuelle des perspectives et de la balance des risques (...) plaide pour que le taux directeur soit très probablement maintenu à ce niveau dans l'avenir proche », a déclaré son gouverneur, Øystein Olsen, dans un communiqué.

Avant l'annonce de cette nouvelle hausse, les économistes étaient divisés sur sa pertinence, une partie d'entre eux s'inquiétant pour l'économie mondiale en raison notamment des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine ou encore du Brexit.

Malgré ces nuages, l'économie norvégienne continue d'être florissante, alimentée par le niveau élevé des investissements pétroliers –le pays est le plus gros producteur d'hydrocarbures d'Europe de l'Ouest–, un budget légèrement expansif et une devise –étonnamment– faible.

Au deuxième trimestre, la croissance a atteint 0,7%, hors production d'hydrocarbures et transport maritime, et la Banque de Norvège a relevé ses prévisions pour l'année, à 2,7%, avant un ralentissement sensible (1,9% prévu en 2020 et 1,3% en 2021).

Les économistes de Handelsbanken ont estimé qu'il y avait « une faible probabilité de hausse supplémentaire » des taux d'intérêt en Norvège, alors que la Banque de Norvège avait jusqu'à présent laissé entrevoir un nouveau relèvement avant l'été prochain.

Le resserrement monétaire justifié par la conjoncture norvégienne est en effet bridé par le relâchement observé dans les autres pays, un creusement du différentiel des taux pouvant in fine avoir des conséquences néfastes pour l'économie nationale.

Mercredi, la Banque centrale américaine a ainsi procédé à une –modeste– baisse des taux d'intérêt, la deuxième en deux mois.

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