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Banquiers et assureurs promettent 5 milliards d'euros pour la tech

Emmanuel Macron en 2014
CC - Flickr / Official LeWeb Photos

Les grands investisseurs institutionnels français, banquiers et assureurs, vont investir 5 milliards d'euros pendant trois ans dans les jeunes entreprises en croissance du secteur technologique, a indiqué mardi le président de la République Emmanuel Macron à l'Elysée, devant un parterre d'entrepreneurs et d'investisseurs.

Ces fonds seront placés dans « des fonds français spécialisés en technologie », a indiqué Emmanuel Macron, qui a fixé comme objectif que la France compte d'ici à 2025 « 25 licornes », des entreprises non cotées de la tech valorisées plus d'un milliard de dollars. « La bataille que nous sommes en train de mener » avec cet effort en faveur des nouvelles technologies, « c'est celle de la souveraineté », a-t-il indiqué.

Attention à la Chine et aux Etats-Unis

« Si nous ne construisons pas des champions dans tous les nouveaux segments, le digital, l'intelligence artificielle, nos choix ne seront plus souverains » et seront « dictés par d'autres » a poursuivi le président de la République, en allusion à la Chine et aux Etats-Unis.

Sur les 5 milliards promis par les grands investisseurs français, « 2 milliards (iront) vers les fonds late stage », qui misent des montants se chiffrant en dizaines de millions d'euros dans les startup ayant déjà commencé à faire leurs preuves et en forte croissance. 3 milliards iront par ailleurs dans des fonds investissant dans la tech en Bourse.

L'exécutif espère que les investisseurs étrangers permettront de « doubler » la mise, a-t-il Emmanuel Macron, qui recevait mardi à l'Elysée le gratin de la tech française en ouverture du France Digitale Day, un grand rassemblement de start-up et de fonds d'investissements qui aura lieu mercredi à Paris.

Adpater le système de formation

Le président de la République a aussi évoqué les efforts à faire pour adapter le système de formation français au besoin des entreprises de la tech et des autres secteurs. Il a plaidé pour la mise en place au niveau de chaque région d'une « gestion prévisionnelle des compétences », pour programmer les formations en fonction des besoins, comme ce que font les grandes entreprises.

Et Parcoursup, la plateforme d'aiguillage des jeunes sortant du lycée, peut être l'outil de pilotage qui orientera les jeunes vers les formations où les entreprises de la high tech comptent embaucher, a-t-il expliqué. « Vous ne trouvez pas forcément les qualifications que vous recherchez », a-t-il dit aux entrepreneurs présents.

« Nous devons avoir, pardon du gros mot, une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, dire si l'écosystème des start up a besoin de tant de développeurs, de codeurs, de logisticiens et plutôt dans ce bassin d'emploi. Ça nous permet derrière d'orienter les formations », a-t-il dit. « Parcoursup nous permet de faire ça, d'orienter les jeunes vers des filières où il y a des perspectives d'emploi », a-t-il dit. « Il n'y a rien de pire que d'envoyer quelqu'un vers une formation ou il n'y a pas de débouchés ».

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Par la rédaction avec AFP

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