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Quelles sont les banques les plus riches en Europe ?

Trois sacs de pièces
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Vous êtes client de BNP Paribas ? Sachez qu’il s’agit de la banque ayant réalisé le chiffre d’affaires le plus élevé en France en 2018. Mais quelle est l’enseigne qui s’en sort le mieux au niveau européen ?

Et la gagnante est… Santander ! Comme en 2017, la banque espagnole est celle qui affiche le produit net bancaire (PNB) le plus élevé en Europe, à 48 milliards d’euros en 2018, d’après les données compilées par le cabinet de conseil et d’audit KPMG (1). En revanche, avec un PNB (équivalent du chiffre d’affaires pour les banques) de 42 milliards l’an passé, BNP Paribas a perdu sa deuxième place au profit d'HSBC. Le groupe britannique est en effet l’une des rares banques à avoir vu ses revenus progresser en 2018. Son PNB est passé de 44 à 46 milliards d’euros.

Dans leur ensemble, les établissements « made in France » n’ont pas à rougir de leurs résultats financiers. En effet, sur les 17 banques européennes prises en compte par KPMG, le groupe Crédit Agricole se hisse à la 4e place du classement (33 milliards d’euros de chiffre d’affaires), suivi de près par la Société Générale, 6e avec 25 milliards de PNB, puis par BPCE. Le groupe créé en 2009 suite au rapprochement des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne a engrangé un produit net bancaire de 24 milliards d’euros en 2018. En dehors du top 10, mais également pris en compte par l’étude rapportée ici, on trouve le Crédit Mutuel Alliance Fédérale (14e), puis La Banque Postale à la 17e et dernière place de ce classement.

En revanche, une fois déduites les diverses charges du chiffre d’affaires, le podium est chamboulé. Cette fois, c'est HSBC qui se hisse à la première place, avec un résultat net de 13 milliards d’euros, en hausse de 30% en 2018 ! Première en termes de PNB, Santander figure à la 2e place en matière de résultat net, avec un bénéfice annuel de 9 milliards d’euros. La banque espagnole pâtit des coûts de sa structure. Son coefficient d’exploitation – rapport entre l’ensemble de ses charges fixes (frais de personnel, dépenses informatiques, réseau d’agences…) et son PNB – est le plus mauvais de ce panel de banques. Ce coefficient atteint 50%, ce qui signifie que la moitié de son chiffre d’affaires sert à couvrir ses coûts fixes. BNP et Crédit Agricole restent elles respectivement 3e et 4e du classement, ayant engrangé un profit respectif de 7,5 et 6,8 milliards d’euros en 2018.

Les banques européennes les plus riches en 2018

Des revenus au niveau national pour booster leur croissance en Europe

« 10 ans après la faillite de Lehman Brothers, les grandes banques encore indépendantes en Europe se caractérisent d’abord par leur stabilité. Ainsi, pour les banques de notre échantillon, il est intéressant de noter que toutes sont des institutions historiques qui ont survécu à la crise financière. Parmi elles ne figurent ni banque américaine ou chinoise, ni fintech, ni nouveau venu du type Amazon, Google ou autre », analyse KPMG dans son rapport.

Mais, paradoxalement, ce qui fait la puissance de ces banques sur la scène européenne, c’est leur ancrage sur leur marché domestique. « Au cours de l’exercice 2018, la plupart des banques de l’échantillon ont su tirer de leurs activités, notamment dans leurs marchés historiques, des revenus se chiffrant en milliards d’euros », souligne le cabinet d’audit et de conseil international. De quoi leur permettre ensuite de financer leur croissance externe. En mai, le Crédit Agricole a ainsi annoncé un partenariat avec Bankia, la 4e banque espagnole, afin de créer une co-entreprise spécialisée dans le prêt à la consommation. De son côté, BNP Paribas a mis la main à l’automne dernier sur l’essentiel des activités polonaises de la banque suisse Raiffeisen Bank.

(1) Rapport « Défi pour la transparence », KPMG, juin 2019.

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