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Climat : les flops du Crédit Mutuel, du Crédit Agricole et des autres

Pollution atmosphérique
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Exception faite du Crédit Coopératif et de la Nef, les politiques mises en œuvre par les banques françaises pour limiter leur impact sur le réchauffement climatique sont très insuffisantes, selon l’ONG Oxfam. Les enseignes mutualistes régionales sont particulièrement en retard.

Oxfam remet la pression sur les banques françaises ! Dans une étude publiée ce matin, l’organisation non gouvernementale, pilotée en France par l’ex leader écologiste et ministre du Logement Cécile Duflot, note les engagements pris par 8 enseignes de détail - BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE-Natixis, La Banque Postale, Crédit Mutuel Alliance Fédérale, le Crédit Coopératif et la NEF - en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

Le constat, pour la plupart d’entre elles, est sévère. « (…) Leurs engagements à respecter l'Accord de Paris (1) demeurent insuffisants », estime Oxfam dans un communiqué. « Les grandes banques n'ont aucune politique spécifique limitant de manière significative leur soutien aux énergies fossiles, en particulier au gaz et au pétrole conventionnels, deux secteurs dont l'expansion est par ailleurs incompatible avec les objectifs internationaux en matière climatique. »

Un « retard criant »

Plusieurs enseignes - la Société Générale notamment - ont pourtant communiqué dernièrement sur leur volonté de se désengager progressivement du secteur du charbon. Du pur affichage selon Oxfam, qui estime que « les banques françaises accusent un retard criant (…) en comparaison d'autres acteurs », citant notamment la banque néerlandaise ING, qui « s’est engagée à ne plus soutenir d'entreprises qui produisent plus de 5% de leur électricité à partir de charbon d'ici 2025 ».

Face à ce qu’elle considère comme de l’immobilisme, l’ONG demande à l’Etat d’intervenir, en contraignant les banques « à publier immédiatement un plan de sortie des énergies fossiles ».

Bonnet d’âne pour le Crédit Mutuel Alliance Fédérale

Pour illustrer son propos, Oxfam note une par une, puis classe les politiques climatiques des banques de son panel. Un exercice particulièrement sévère pour les mutualistes, pourtant celles qui disposent de la meilleure image auprès du grand public.

C’est ainsi le Crédit Mutuel Alliance Fédérale qui ferme la marche de ce classement, avec une note d’1,9 sur 10. Le groupe bancaire « n’a aucune politique destinée à permettre un arrêt progressif de ses soutiens aux gaz et pétrole, (…) ne calcule pas les émissions générées par ses activités de financement et d’investissement et ne s’est donc pas engagé à les réduire », reproche l’ONG. La banque a réagi en regrettant « vivement que [la publication d'Oxfam] ne prenne en compte, ni les dernières données publiées (avril 2019), ni les engagements pris (...) post COP21, en particulier [les] engagements de hausse de 30% des financements à fort impact climatique et de baisse de 30% de l’empreinte carbone du groupe avec la mise en place d’un mécanisme de compensation de l’empreinte carbone. »

BPCE (Banque Populaire-Caisse d’Epargne) et le Crédit Agricole font à peine mieux que le Crédit Mutuel. Ce dernier décroche même « la palme de la proportion de financements dans les fossiles la plus élevée ». Au final, seuls le Crédit Coopératif (qui appartient au groupe BPCE) et surtout la Nef, qui obtient un 10 sur 10, trouvent grâce aux yeux d’Oxfam. Les deux ont en commun de ne pas financer les énergies fossiles, la Nef allant plus loin en ne finançant « que des projets à impacts neutres et positifs, notamment autour des énergies renouvelables et de l’agriculture biologique. »

Le classement des banques françaises selon Oxfam

  1. La Nef (10/10)
  2. Crédit Coopératif (7,4)
  3. La Banque Postale (4,4)
  4. BNP Paribas (3,2)
  5. Société Générale (2,6)
  6. Crédit Agricole (2,6)
  7. Banque Populaire - Caisse d’Epargne (2,4)
  8. Crédit Mutuel Alliance Fédérale (1,9)

(1) Accord signé en 2015, à l’occasion de la Conférence de Paris sur le climat (COP21), par les délégations de 195 pays s’engageant à lutter contre le réchauffement climatique.

Mise à jour (5 juin 2019, 21h) - Ajout de la réaction du Crédit Mutuel Alliance Fédérale.

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© cbanque.com / VM / Juin 2019

Commentaires

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Publié le 6 juin 2019 à 08h15 - #1Stunt38
  • Homme

Ce rapport d'ONG me fait bien marrer. A les entendre ce n'est pas bien de financer les énergies fossiles ; or le MONDE TOURNE à l'énergie fossile...!
Qui sont-ils pour donner des pseudos leçons de macro economie ?
Faute d'avoir encore des solutions totalement alternative c'est comme ça que ça marche.
Mettre tout le monde pèle mêle dans le même sac révèle l'amateurisme de cette organisation qui ne connait rien manifestement à ce secteur et ne fait pas de différence entre une compagnie x ou y qui va prospecter sans respecter aucune norme environnementale et occasionner des rejets ultra nocifs et les majors qui ont des procédures de contrôle et de sûreté plus grande que la bibliothèque de Paris.
Si on suit cette logique, Mme Duflot, dont la loi qui porte son nom avait pour objectif la construction de dizaines de milliers de logements via la defisc, est une grande pourvoyeuse d'émission de gaz à effet de serre...

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