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Les banques françaises ne veulent pas de nouvelles réglementations financières en Europe

  • cBanque avec AFP
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Drapeaux européens
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Les banques françaises ont appelé jeudi les futurs décideurs européens à privilégier le statu quo en matière de réglementation financière et à mener des études d'impact concernant les mesures adoptées au cours des dix dernières années.

« 50% de la production législative de la Commission européenne entre 2014 et 2019 a été consacrée aux services financiers. Pour permettre aux acteurs financiers et à leurs clients de s'adapter aux contraintes réglementaires existantes et développer leurs activités, la prochaine mandature européenne devrait privilégier la stabilité réglementaire », plaide la Fédération bancaire française (FBF). En outre, la fédération appelle à l'avenir l'Union européenne à « limiter toute nouvelle proposition législative à quelques mesures ciblées sur les aspects clés permettant le développement de l'économie européenne » et à « mener une étude d'impact des dix dernières années de réglementation sur le financement de l'économie ».

Dégradation de la compétitivité

Ces revendications figurent dans un document regroupant dix priorités définies par le lobby des banques françaises et présenté ce jeudi à Bruxelles, à l'approche des élections le 26 mai visant à renouveler la composition du Parlement européen pour la période 2019-2024. Dans ce document, la fédération insiste sur la dégradation de la compétitivité des groupes européens face à leurs rivaux américains : « alors que la rentabilité des banques européennes est inférieure à celle de leurs concurrentes américaines, notamment en raison des taux bas, l'Europe doit veiller à la maîtrise des coûts réglementaires prudentiels et fiscaux des banques », écrit la FBF.

En particulier, les banques françaises sont farouchement opposées à un paquet de nouvelles exigences réglementaires sur lequel se sont accordés les régulateurs internationaux du « Comité de Bâle » fin 2017. L'éventuelle transposition de cet accord « doit avoir pour préalable la prise en compte des spécificités du financement de l'économie européenne », or en l'état actuel « seule l'Europe verra les exigences en capital augmenter significativement », déplore la FBF.

La fédération plaide par ailleurs pour l'accélération du développement de l'Union bancaire et des marchés de capitaux, pour assurer une meilleure coordination entre superviseurs européens, favoriser davantage l'innovation - numérique notamment - ou encore développer le rôle international de l'euro en vue de « promouvoir la souveraineté européenne ».

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Par la rédaction avec AFP

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