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BNP Paribas AM n'investira plus dans les entreprises trop impliquées dans le charbon

BNP Paribas rue Bergère à Paris
BNP Paribas rue Bergère à Paris - Domaine public

BNP Paribas AM, la branche de gestion d'actifs de la banque française, a annoncé jeudi son intention de ne plus investir dans les entreprises trop impliquées dans la filière du charbon, à compter du 1er janvier 2020.

« BNPP AM exclura les entreprises qui génèrent plus de 10% de leur revenu dans l'extraction du charbon thermique et/ou qui représentent 1% ou plus de la production mondiale », a-t-elle affirmé dans un communiqué.

Selon elle, « cette limite de production mondiale permettra d'identifier les entreprises dont le chiffre d'affaires lié au charbon est inférieur à 10%, mais qui sont néanmoins responsables d'une part significative de la production totale de charbon thermique ».

« Une exception » sera toutefois accordée « aux producteurs de charbon thermique et aux producteurs d'électricité carbo-intensifs qui prennent des engagements crédibles de réduction de leur exposition au charbon afin de respecter l'Accord de Paris », a précisé BNP Paribas AM. Le groupe vérifiera la « crédibilité de ces engagements ».

« Le marché du charbon devenant de moins en moins compétitif, cette politique permettra également de réduire l'exposition de nos portefeuilles à un risque financier », a précisé le gestionnaire d'actifs.

Les entreprises concernées représentent « moins de 0,25% des actifs totaux » de BNPP AM, selon la société.

« La combustion du charbon est la source la plus importante du réchauffement climatique, tandis que la production d'électricité est la principale utilisatrice de charbon. La réduction des émissions liées au charbon constitue donc l'un des moyens les plus efficaces pour assurer une transition énergétique conforme à l'Accord de Paris », a estimé BNP Paribas AM.

BNP Paribas Asset Management « montre ainsi la voie pour une application à l'ensemble du groupe BNP Paribas et pour l'urgente révision par l'ensemble des banques françaises de leurs politiques charbon », a réagi dans un communiqué l'ONG de défense de l'environnement Les Amis de la Terre.

Néanmoins, « il est urgent que les grands gestionnaires tels que BNP Paribas Asset Management s'attaquent au problème d'une gestion de plus en plus passive et dont l'absence de chauffeur nous mène droit sur une trajectoire au-dessus de 2°C », a pointé Lucie Pinson, référente de la campagne Finance privée pour l'ONG, citée dans le communiqué.

La France compte encore quatre centrales à charbon encore en fonctionnement qu'elle s'est engagée à fermer d'ici à 2022.

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