La Banque Postale : des résultats 2018 « pas tous parfaits » mais « solides »

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Un conseiller Banque Postale en rendez-vous
André Tudela – Photographe Le Groupe La Poste

La Banque Postale a fait état mardi d'un bénéfice net en baisse de 5% en 2018, lesté toutefois par un effet de base défavorable qui masque une activité dynamique sur le plan commercial.

L'an passé, le groupe bancaire public a engrangé un bénéfice net de 726 millions d'euros, a-t-il annoncé dans un communiqué. En 2017, les résultats avaient toutefois été artificiellement gonflés par une double perception, au titre de 2016 et de 2017, de sommes liées à la compensation que verse l'État au groupe pour sa mission d'intérêt général. Corrigé de cet effet exceptionnel, le bénéfice net 2018 affiche une progression de 5% sur un an. Le produit net bancaire, qui fait peu ou prou figure de chiffre d'affaires pour une banque, affiche quant à lui une baisse de 2,1%, mais une hausse de 0,2% corrigé de l'effet lié à la compensation de la mission d'intérêt général.

« Nos résultats 2018 sont résilients, et ce surtout dans un environnement macroéconomique particulièrement adverse pour les banques », a souligné Florence Lustman, la directrice financière, lors d'une conférence de presse. « Les chiffres ne sont pas tous parfaits, mais globalement c'est solide », a renchéri Rémy Weber, le président du directoire.

Un environnement de taux bas toujours pénalisant

Comme la plupart de ses concurrents, La Banque Postale a continué à souffrir de l'environnement de taux d'intérêt historiquement bas et d'une inflation faible, qui compliquent la tâche de faire fructifier les dépôts des clients. Pour compenser ce contexte défavorable, l'établissement public a mis les bouchées doubles sur le plan commercial : il revendique pour 2018 une hausse des encours de crédits aux particuliers d'un peu plus de 3% sur un an, et de presque 30% pour les encours de crédits aux personnes morales.

Ailleurs, La Banque Postale a vu l'activité de son pôle d'assurance croître de presque 20%, dopée par la croissance de ses ventes en dommage et en prévoyance. La gestion d'actifs a elle aussi affiché une activité en hausse, avec un produit net bancaire en progression de plus de 5%. Il a également profité de frais de gestion globalement stables et d'une baisse du coût du risque, c'est-à-dire les provisions passées pour palier d'éventuels accidents dans le remboursement des crédits accordés. Les comptes sont toutefois grevés par une amende record de 50 millions d'euros, infligée fin décembre par le superviseur bancaire français pour des manquements dans son dispositif de lutte contre le financement du terrorisme.

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Par la rédaction avec AFP

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