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Mobilité bancaire : les pros aussi veulent leur loi Macron

Professionnel carte bancaire en main
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97% des entrepreneurs souhaiteraient bénéficier, sur leurs comptes professionnels, des mêmes avantages que les particuliers au moment de changer de banque.

Un petit pas en avant : si la loi Macron sur la mobilité bancaire, inaugurée début février, a facilité le changement de banque, elle n’a pas fait le tour de la question, loin de là. cBanque a déjà eu l’occasion de lister certaines limites du mandat de mobilité. Il en est une autre : il ne s’adresse qu’aux particuliers. Au grand dam des autres catégories de clientèle : sur les 300 entrepreneurs (1) interrogés par Qonto, une néobanque destinée aux professionnels, 97% souhaiteraient « avoir la même mobilité bancaire que celle proposée aux particuliers par la loi Macron ».

L’enjeu est d’autant plus sensible pour les pros que ces derniers sont souvent assez mal servis par les banques. « Bien moins nombreux que les particuliers, ils sont ainsi moins intéressants pour les banques traditionnelles et en plus avec des besoins spécifiques », estiment Alexandre Prot et Steve Anavi, co-fondateurs de Qonto, cités dans un communiqué. « De ce fait, les tarifs qui leur sont appliqués sont beaucoup plus élevés [et] ils ne disposaient pas il y encore quelques mois d'offres en ligne (…) ».

Les offres alternatives se multiplient

L’offre à destination des professionnels commence toutefois à se diversifier. Outre Qonto, de nouveaux acteurs s’intéressent à ce marché. C’est le cas notamment de la banque en ligne Boursorama Banque ou encore de la néobanque Anytime. D’où l’intérêt d’une loi Macron pour les pros. « Cette discrimination n'est plus tolérable aujourd'hui et les professionnels doivent bénéficier des mêmes avantages que les particuliers », concluent Alexandre Prot et Steve Anavi.

(1) Enquête réalisée par emailing auprès de 300 chefs d'entreprise, dirigeants et entrepreneurs du 1er au 8 mars 2017. Profil des entreprises : 29% de sociétés dans le secteur informatique et internet (agences web, startups, etc.), 25% de sociétés de services et de conseils, 3% d'e-commerçants, 43% de sociétés diverses ou autres.

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© cbanque.com / VM / Mars 2017