Divorce au Crédit Mutuel : l'Etat et le régulateur mettent la pression sur Arkéa

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Dans un courrier révélé par Les Echos, la Direction générale du Trésor et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), régulateur du secteur bancaire, avertissent le Crédit Mutuel Arkéa : le projet de créer son propre organe central « est dénué d’effet juridique ».

Le Crédit Mutuel Arkéa a prévu de réunir aujourd’hui, demain et après-demain, des assemblées générales exceptionnelles dans ses trois fédérations : Bretagne, Sud-Ouest et Massif Central. Objectif : faire voter une résolution prenant acte de « l’existence au sein du Crédit Mutuel de groupes autonomes et concurrents », et demandant la création de son propre organe central autonome. Une manière de concrétiser sa rupture avec la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM), qu’Arkéa considère comme inféodé à CM11-CIC, l’autre grand groupe de la confédération.

Mais les pouvoirs publics, qui ont déjà marqué par le passé leur inquiétude face aux velléités d’indépendance d’Arkéa, ne voient pas cette initiative d’un bon œil. Dans un courrier daté du 17 octobre, cosigné par Odile Renaud-Basso, directrice générale du Trésor, et François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France et président de l’ACPR, et adressé à Jean-Pierre Denis, le président d’Arkéa, ils avertissent le groupe bancaire mutualiste : cette résolution, si elle devait être votée, serait « dénuée d’effet juridique ». Elle « n’a évidemment pas le pouvoir de créer un nouvel organe central ou de remettre en cause le fait que la CNCM est le seul et unique organe central du Crédit Mutuel ».

Dans ce courrier révélé par Les Echos, Bercy et la Banque de France s’inquiètent également des conséquences d’un divorce sur « le coût de refinancement du Crédit Mutuel Arkéa », sur « l’évolution de ses exigences en fonds propres » et sur « l’utilisation de la marque ». Bref sur la solidité du groupe bancaire. Les pouvoir publics rejoignent en cela les préoccupations des syndicats représentatifs des salariés de la banque, qui ont écrit lundi aux administrateurs pour leur demander ne pas voter cette résolution.

Lire aussi : Crédit Mutuel : les syndicats d'Arkéa s'inquiètent des conséquences d'un divorce

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© cbanque.com / VM / Octobre 2016

Commentaires

Publié le 19 octobre 2016 à 14h24 - #1Compte anonyme

" François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France"
Il est dans tous les coups foireux, celui là même qui veut baisser les rendements assurance vie. Décidément, ce gouvernement aura tout foiré, prenant fait et cause pour la clique CIC (banquier avide de ponctionner à mort ses clients) au détriment d'Arkéa, banque qui se soucie encore de ses sociétaires dans un esprit mutualiste. Quelle époque ou l'on voit la finance main dans main avec ces pseudos socialistes avides de taxes en tout genre.

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Publié le 19 octobre 2016 à 17h11 - #2Compte anonyme

Quand on voit le parcours rémunérateur de JP Denis (sa rémunération est proche de 1.5 Millions d'euros) qui en fait le patron de banque le mieux payé de france quand on rapproche cette somme au nombre de salariés du groupe, on peut douter de sa vision mutualiste...

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Publié le 19 octobre 2016 à 17h26 - #3Compte anonyme

C'est vrai Nicolas Théry, président du Crédit Mutuel, est un petit joueur avec seulement 718000 euros de salaire par an. C' est aussi vrai que le Crédit Mutuel n' a de mutuel que le nom, mais ça plait bien de croire qu'on est en sociétaire. Pas moi en tout cas et à choisir je préfère Arkéa-Suravenir à Acmnvie ...

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Publié le 19 octobre 2016 à 22h27 - #4BrigitteL
  • Femme
  • Collonges au Mont d'Or
  • 70 ans

On peut se demander pourquoi Mr Denis s'est fait élire Président d'un groupe mutualiste alors que depuis son élection, il en bafoue les règles fondamentales et oeuvre dans le sens d'une scission.
Il serait bien que les administrateurs ouvrent les yeux et fassent montre d'un minimum d'esprit critique.
Mais il semble que seuls les salariés et leurs syndicats voient clair, malgré le spectre du chômage qu'on leur a brandit pour mieux les manipuler.

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Publié le 20 octobre 2016 à 13h27 - #5Compte anonyme

Bonjour,
et moi je me demande bien qui est Mr Claude G... qui semble rouler pour la dite entreprise.
J'ai lu que les administrateurs avaient voté oui. Il est vrai qu'ils semblent "dédommagés" à Arkéa ce qui effectivement ne serait plus trop du bénévolat... et pourrait fausser bien sur leur objectivité.
Tout comme les cadres de Direction qui paraitrait il sont largement... "muselés" financièrement parlant....
Mais comme tout ça n'est pas vrai, Mr DENIS est un saint qui œuvre pour le bien du CMB... et pas pour le sien... Et il n'a aucune rancœur vis à vis du CM n'ayant pas chercher à être calife à la place du calife...
Si Mr DENIS avait réussi son coup d'état à la tête du groupe, il n'y aurait aucune velléité de scission... et il ne se contenterait pas je crois de son "petit" salaire. Il s'agit d'un homme politique avant toute chose, et un opportuniste belliqueux et revanchard.
Je connais bien quelques salariés du groupe, et breton moi même, très ancien du CMB, je suis atterré de voir comment ce monsieur balade tout son petit monde...

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Publié le 20 octobre 2016 à 15h43 - #6Compte anonyme

Mr Claude G. ne roule pas pour la dite entreprise, il fait parti des gens qu'Arkéa a sauvé du naufrage Acmnvie (assurance vie internet)
Tout simplement.
Autre chose ?

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