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Le secteur bancaire français publie ses chiffres clés

Banquier analysant des statistiques
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La Fédération bancaire française, l’association professionnelle représentant les banques exerçant en France, vient de publier son rapport annuel 2014. L’occasion de dresser un panorama d’un secteur marqué par la crise, mais dont la FBF vante la solidité du modèle. Tour d’horizon en 5 chiffres clés.

99 : le pourcentage des Français détenant un compte bancaire

L’accès aux comptes bancaires est quasi-généralisé en France : citant des chiffres de fin 2013, la FBF rappelle que 99% des Français en détiennent au moins un. Avec près de 38.000 agences et 59.000 distributeurs en 2013, la France possède également un des réseaux les plus denses au monde. Chaque année, 18 milliards d’opérations de paiements sont passées, dont la moitié environ grâce à la carte bancaire.

383 : le nombre d’entreprises bancaires enregistrées

La Fédération bancaire française comptait 383 adhérents fin 2014. Ce chiffre inclut des banques universelles, les plus visibles car disposant de réseaux nationaux d’agences, mais aussi des banques en ligne, d’affaires, privées, locales… Pour mémoire, les établissements de crédit disposant d’une licence bancaire en France adhèrent de plein droit, ainsi que les succursales de banques agréées dans un autre pays de l’Espace économique européen.

370.000 : le nombre de personnes travaillant dans le secteur bancaire fin 2013

L’industrie bancaire représentait fin 2013 2,3% de l’emploi salarié privé en France métropolitaine, soit 370.000 personnes qui produisent un peu moins de 3% de la valeur ajoutée créée en France.

La FBF estime à 25.000 le nombre de nouvelles embauches par an. Insuffisant toutefois pour remplacer tous les départs. Résultat : le nombre global de collaborateurs bancaires a diminué en 2012 et 2013, « sous l’effet de restructurations de certaines activités bancaires, des contraintes réglementaires et du développement du digital », argumente la FBF. Le secteur se plaint également d’un « alourdissement sans précédent de sa fiscalité » : « D’ici 2017, les banques françaises devront assumer 11 milliards d’euros de charges supplémentaires par rapport à 2010 et leur taux d’imposition atteint le niveau record de 54%, sans équivalent dans d’autres secteurs. »

18 milliards : le total des profits engrangés en 2013

Le résultat net part du groupe accumulé par les six principaux groupes bancaires français en 2013 s’est établi à 18 milliards d’euros, contre 8,4 milliards en 2012. Leur produit net bancaire cumulé a atteint de son côté 136,5 milliards d’euros, en hausse de 1,1% sur un an. La banque de détail, à destination du grand public, représentait plus de 70% de ce chiffre d’affaires.

Après la forte baisse de 2008, à la suite du déclenchement de la crise bancaire dite des subprime, la rentabilité des capitaux propres de ces grands groupes s’est redressée pour atteindre 5,9% fin 2013. C’est moins que les banques américaines (6,6%) mais plus que la moyenne européenne (3,3%). Cela reste toutefois assez loin des pics enregistrés au-delà des 15%, en 2000 et en 2006 notamment.

2.000 milliards : l’encours des crédits accordés à l’économie

« Le financement de l’économie est la priorité stratégique des banques françaises » martèle la FBF, alors que les banques françaises ont parfois été pointées du doigt ces dernières années pour leur frilosité en la matière. Selon la FBF, le cap des 2.000 milliards d’euros d’encours de crédit à l’économie a été franchi en 2014, une première en France.

Sur un an, les crédits aux entreprises ont progressé de 2,3% (principalement au profit des PME). A la fin de l’année 2014, l’encours des crédits accordés aux particuliers dépassait les 1.000 milliards d’euros (+2,6% sur un an), dont 833 milliards pour les seuls crédits à l’habitat.

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© cbanque.com / VM / Avril 2015