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Fraude : La Banque Postale émet un avis de prélèvements frauduleux

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Enseigne La Banque Postale
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Depuis quelques semaines, certains particuliers, clients de toutes enseignes bancaires confondues, sont victimes d’un prélèvement frauduleux. La Banque Postale a repéré cette fraude et averti les autres banques. Les clients débités sont en cours de remboursement.

Les nouveaux prélèvements SEPA sont-ils aussi sûrs que les anciens prélèvements nationaux ? La question se pose. En effet, le mandat, l’autorisation de prélèvement signée par le particulier, est désormais détenu uniquement par le créancier et plus par la banque, qui se contente de procéder au paiement sans vérifier la validité du débit. Toutefois, en cas de prélèvement frauduleux, le client a 13 mois pour demander le remboursement de la somme indûment prélevée (1). Malgré ce garde-fou, l’UFC Que Choisir, notamment, redoute une baisse de la sécurité des prélèvements. Une récente affaire semble confirmer les craintes de l’association de défense des consommateurs.

Lire par ailleurs : Prélèvement SEPA : les nouveaux garde-fous que doivent proposer les banques

En effet, une fraude bancaire sévit depuis près de trois semaines sur certains comptes bancaires. Depuis le 22 mai 2014, une douzaine de lecteurs de cBanque ont témoigné de leur mésaventure sur notre forum. Tous ont subi un prélèvement frauduleux de 49,90 euros émis par la société RAJ Bâtiments, qu’ils soient clients du Crédit Agricole, de BNP Paribas ou de Boursorama Banque.

Toutes les victimes vont être remboursées

Le point commun entre toutes les victimes reste mystérieux mais, en revanche, la société émettrice du prélèvement est un client professionnel de la Banque Postale. L’établissement bancaire a réagi rapidement en émettant un avis auprès des autres banques pour les prévenir de la fraude. « Grâce à l’efficacité des relations interbancaires, nous avons en moins d’une semaine identifié et bloqué [cette] tentative de fraude » nous a confié La Banque Postale.

Les victimes, dont le nombre n’a pas été communiqué, « ne subiront aucun préjudice » assure l’établissement bancaire. « Les clients débités, quelle que soit leur banque, sont tous en cours de remboursement, y compris ceux qui ne se sont pas manifestés. »

(1) Mise à jour de l'article le 16 juin 2014.

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© cbanque.com / SL / Juin 2014

Commentaires

Publié le 12 juin 2014 à 12h12 - #1TLLPN

Contrairement à ce que l'on croit, nombre de banques ne contrôlait aucune autorisation de prélèvement. Et ce qui est sûr c'est qu'aucune banque de réseau (SG, CL, BNP) ne le faisait. Ainsi les autorisations de prélèvement envoyées à ces banques n'étaient absolument pas contrôlées, au mieux archivées, et bien souvent dans des boîtes à chaussures...
Seules les Caisses d'Epargne, Crédit Mutuel, et certainement d'autres, traitaient réellement les autorisations de prélèvement qui leur étaient envoyées ie elles enrichissaient cette autorisation de prélèvement au niveau de chaque compte. Ainsi tout prélèvement qui ne correspondait pas était rejeté.
Autrement dit, concernant les 3 banques de réseau, n'importe qui pouvait présenter n'importe quel prélèvement sur n'importe quel compte. Si je me permets de tels affirmations c'est que j'y ai travaillé dans une de ces trois là, tant au niveau d'une agence qu'au niveau de la mise en place des procédures de prélèvements. Et que dans ce cadre, j'y ai vu des bugs, tels que des ordres de virements traités par erreur en prélèvements(*). Et là vous voyiez le résultat: les banques qui rejettent immédiatement et les autres... Bon mais comme la banque émettrice se rendait rapidement compte de l'erreur, on annulait tout cela et hops ni vu ni connu...
Aussi ce qui protégeait en réalité ce type d'opération, c'était l'attribution du Numéro National d'Emetteur obtenu auprès de la Banque de France avec présentation d'un dossier faisant que seules des entreprises considérées comme "sérieuses" par leur banque pouvait obtenir la mise en place d'une telle procédure sans parler du coût de cette mise en place. Ce qui ne laissait guère de place pour des "margoulins" ou toute autre "vilennie".
Source: 20 ans de banque...
(*): si si c'est possible et assez facile. Avant tout une erreur de code. Rappelons içi que la différence entre un fichier de virement et de prélèvements c'est avant tout le sens de l'écriture: un débit ou un crédit. Et cela se traduisait (traduit ?) par un code informatique sur deux chiffres "06" ou "09"... Et oui, en exagéreant un peu, mais pas tant que ça, cela ne tenait qu'à ça...