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BNP Paribas : des « agences express » et des « pôles d'experts » à partir de 2014

Agence BNP Paribas
CC Dierk Schaefer / Flickr

Mardi, BNP Paribas a présenté en comité central d’entreprise (CCE) une réforme de l’organisation de son réseau d’agences. L’information, confidentielle, a filtré hier matin dans le journal Les Echos. Contactés, ni les syndicats ni le service communication du groupe n’ont réfuté ces informations. Près d’un quart du réseau pourrait être transformé en « agences express » et en « pôles d’experts » lors des trois prochaines années.

Ces derniers mois, les annonces de création d’agences « du futur » sont monnaie courante dans le monde de la banque de détail. Mais il ne s’agit pour l’heure que de magasins pilotes et autres expérimentations. Selon le quotidien Les Echos, qui cite des « sources syndicales concordantes », BNP Paribas prépare une réorganisation d’ampleur dans le cadre d’un projet baptisé « Préférence client ». 15% à 25% des 2.250 agences du réseau doivent être transformées, les 75% à 85% restantes conservant leur rôle d’agences-conseil.

Contacté par cBanque, le service presse du groupe n’a pas souhaité faire de commentaires suite à cette publication. Les représentants syndicaux nous ont précisé de leur côté qu’ils sont soumis à une clause de confidentialité. Mais une source syndicale nous a confirmé les informations publiées hier, précisant toutefois que ce plan de réorganisation n’en est qu’à ses balbutiements et qu’il est probablement trop tôt pour chiffrer le nombre d’agences concernées.

« Agences express » : service minimum

Sur la base des quelques informations disponibles, quel pourrait être le futur visage du réseau BNP Paribas ? Deux nouveaux types d’agences devraient voir le jour à partir de septembre 2014, la réorganisation s’étalant ensuite sur 3 ans. Certains guichets, situés dans des zones très passantes, devraient être transformées en « agences express », avec un ou deux salariés. Les clients pourront y ouvrir un compte mais celui-ci sera affecté à une agence-conseil. Dans ces guichets « express », le service sera limité à des opérations basiques.

Deuxième famille d’agences : les « pôles d’experts ». Cette fois, les usagers ne s’y déplaceront pas pour accéder aux services bancaires courants mais plutôt pour obtenir un conseil précis sur le crédit immobilier ou la prévoyance. Une source syndicale citée par Les Echos estime que la banque comptera « 500 à 600 spécialistes, en agences ou en plates-formes » d’ici 3 à 4 ans. Un client souhaitant souscrire un prêt immobilier dans une agence lambda du réseau risque donc à l’avenir d’être redirigé vers l’un de ces spécialistes, disponible par téléphone ou dans un « pôle d’experts ».

La disparition des chargés d’accueil

La majeure partie du réseau devrait par ailleurs conserver sa forme actuelle. Cependant, une évolution notoire devrait toucher les agences-conseil : la disparition des chargés d’accueil, « tous les conseillers ayant vocation à accueillir le client » selon Les Echos. Notre source a nuancé l’impact de cette décision : « L’accueil en banque a déjà été remanié. Cette évolution s’inscrit dans une certaine continuité. » Par ailleurs, cette même personne affirme que les syndicats ont obtenu un engagement sur les suppressions de postes : uniquement des départs volontaires, la pyramide des âges des employés de BNP Paribas permettant de tabler sur une importante vague de départs.

Mais le plan de réorganisation ne se concrétisera peut-être pas de la même manière partout en France. Le calendrier avancé et le projet restent soumis aux adaptations souhaitées par les comités régionaux.

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© cbanque.com / BL / Novembre 2013

Commentaires

Publié le 21 novembre 2013 à 15h55 - #1Ello

Visiblement le but de la réorganisation est surtout de faire des économies. Rien de bien nouveau. Depuis plusieurs années, les agences sont régulièrement réaménagées et comme par hasard des guichets disparaissent, le nombre de bureau diminue (et leur occupants se volatilisent). Les autres banques suivent la même voie.

Par contre, passé un certain stade ils vont avoir du mal à justifier leurs tarifs par rapport aux banques en ligne. Pourquoi continuer à payer le même prix pour des services qui diminuent ?