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Compte-Nickel : quels tarifs pour le compte courant distribué dans les bureaux de tabac ?

Compte Nickel
Capture d'écran / compte-nickel.fr

Depuis ce matin, on en sait un peu plus sur le Compte-Nickel, qui sera ouvert au grand public début 2014. La Financière des paiements électroniques (FPE) a en effet levé le voile sur l’ensemble de son dispositif, et notamment sur la tarification du service.

Ouvrir un compte bancaire sans passer par la case banque, ce sera possible début 2014. Ce mercredi matin, la Financière des paiements électroniques a convié la presse pour évoquer le lancement prochain de son « Compte-Nickel ». Elle en a profité pour officialiser l’accord signé avec la Confédération Nationale des Buralistes de France (CBF), l’organisation professionnelle représentative de la profession. Au terme de celui-ci, les buralistes obtiennent une exclusivité de six ans sur le service, tandis que CBF entre à hauteur de 5% dans le capital de FPE.

Lire par ailleurs : Les buralistes entrent au capital de la société à l’origine du Compte Nickel

C’est en effet la principale originalité du Compte-Nickel : ce compte courant, avec RIB et carte bleue, sera accessible à « tous, sans conditions de revenus » et en « cinq minutes », promet-on du côté de FPE, dans un réseau de bureaux de tabac agréés, parmi les 27.000 que compte le pays. Pour cela, il suffira d’acheter un coffret contenant une carte de paiement Mastercard à autorisation systématique, puis de se connecter à une « Borne Nickel » installée dans le bureau de tabac, permettant de constituer à distance son dossier. Une fois fournis une pièce d’identité et un numéro de mobile, le relevé d’identité bancaire (RIB) sera immédiatement créé, et la carte activée sur le champ, à partir du terminal de paiement du buraliste.

20 euros annuels d’accès au service

Sur le papier, le dispositif est attrayant. Restait à connaître les détails de sa tarification. « Le coût annuel du Compte-Nickel ne devrait pas dépasser 50 euros par an, soit trois fois moins que le tarif généralement constaté », a répété Hugues Le Bret, président du comité de surveillance de la FPE et ancien PDG de Boursorama (groupe Société Générale). 50 euros, c’était en effet déjà le montant mis en avant en juin dernier, lors du dévoilement du service.

Lire par ailleurs : Un compte bancaire « Nickel » pour moins de 50 euros par an chez les buralistes

Mais comment arrive-t-on à ce total ? Il y a tout d’abord le prix du coffret contenant la carte bancaire, vendu 20 euros par le buraliste, qui gardera 10% de la somme, soit 2 euros. Ces 20 euros sont l’équivalent des frais de tenue de compte facturés par les banques. Ils seront ainsi prélevés chaque année, à la date anniversaire d’ouverture, tant que le compte restera actif. Pour ce montant, le client bénéficiera, en plus du RIB et de la carte bancaire, de l’accès à un espace de gestion sur internet et sur mobile, lui permettant de consulter son solde, mais aussi d’initier gratuitement des virements et des prélèvements. Les éventuels prélèvements rejetés ne seront pas facturés. Etant donné qu'aucun découvert n'est possible, il n'y aura pas d'agios, de frais d'incident ou de commission d'intervention.

Les dépôts d’espèces facturés

Du côté des services payants, on retrouve en premier lieu les retraits d’espèces. Ils seront facturés 0,50 euro (dont 0,23 euro pour le buraliste) s’ils sont effectués dans un bureau de tabac (dans la limite de 150 euros par jour) et 1 euro, dès le premier retrait, dans les distributeurs automatiques.

Les dépôts d’espèce seront possibles chez les buralistes, mais contrairement à l’usage dans les banques, ils ne seront pas gratuits. Le Compte-Nickel facturera 2% du montant déposé (dont 0,75% pour le buraliste). Pour limiter les détournements du service à des fins de blanchiment, ils seront également limités à 250 euros par jour et 750 euros par mois. Les dépôts de chèque seront par contre impossibles, ce qui constitue un réel désavantage du service.

Enfin d’autres services, moins courants, seront également payants, à des tarifs plutôt raisonnables : c’est le cas du renouvellement de la carte bancaire en cas de perte ou de vol (10 euros, dont 3 pour le buraliste), de la réédition du code secret (1 euro) ou encore de la clôture de compte (1 euro, dont 0,50 pour le buraliste).

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© cbanque.com / VM (avec AFP) / Octobre 2013