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Bunq, une nouvelle banque mobile venue des Pays-Bas

Carte Bunq dans Wallet iPhone
DR

Après N26 ou Revolut, une nouvelle néobanque, venue cette fois des Pays-Bas, fait aujourd’hui ses premiers pas en France. Son nom : Bunq. Le point sur son offre.

La France, terre de conquête des néobanques européennes. Après l’Allemande N26, la Britannique Revolut ou la Belge Anytime, la Néerlandaise Bunq débarque aujourd’hui dans l’Hexagone. Fondée en 2012 à Amsterdam par l’entrepreneur canadien Ali Niknam, Bunq a décroché en 2015 une licence bancaire européenne, qui lui a permis de se lancer également en Allemagne, en Autriche, en Italie et en Espagne.

Son credo n’est pas fondamentalement différent de celui de ses concurrents, dont certains sont déjà solidement installés en France. Autoproclamée « Bank of the Free » - « banque de la liberté » - Bunq veut comme les autres « éliminer les frontières et les obstacles dans le secteur bancaire traditionnel ». « (…) Les jeunes consommateurs français sont de moins en moins satisfaits du paysage bancaire actuel », explique le communiqué diffusé pour son lancement. « Avec son expansion en France, Bunq répond à la demande croissante d'un service bancaire entièrement mobile ».

Une formule Premium à 7,99 euros par mois

Les habitués des néobanques ne seront pas dépaysés : Bunq s’inscrit en effet globalement dans les standards du secteur. L’ouverture du compte se fait en quelques minutes, depuis l’application mobile, en scannant une pièce d’identité, puis en se prenant en photo pour vérifier sa validité. Une fois l’ouverture validée, l’usager bénéficie par défaut d’un compte Premium, intégrant l’accès à 3 cartes de débit Mastercard Maestro, à commander depuis l’appli.

Attention cependant : au terme d’un essai gratuit d’un mois, cette formule est payante : 7,99 euros mensuels, ce qui la situe au même niveau que la formule premium de Revolut, et un peu en-dessous de celle de N26 (9,99 euros) ou d'Anytime (9,50 euros). Ceux qui ne souhaitent pas payer doivent donc prendre soin de basculer sur l'offre gratuite, sans carte bancaire (1). La gamme Bunq intègre également une formule Business (9,99 euros), avec notamment l’intégration d’outils comptables, et une formule Pack, qui permet d’accéder à 4 comptes Premium pour 19,99 euros par mois.

L’accent mis sur Apple Pay

Dans sa communication de lancement, Bunq met l’accent sur Apple Pay, le paiement mobile embarqué sur les iPhones. Dès son lancement, la néobanque devient en effet la 15e enseigne en France à être compatible avec le service d’Apple.

Pas de découvert, pas d’épargne

Côté fonctionnalités, Bunq sert avant tout à payer et être payé. La carte de débit Maestro, à autorisation systématique, permet d’effectuer 10 retraits gratuits par mois (0,99 euro/retrait ensuite) et de régler ses achats dans la plupart des devises sans surcoût, au taux de change MasterCard. Grâce à un partenariat avec TransferWise, la néobanque propose également des transferts d’argent internationaux à moindre coût.

Pas de découvert possible, en revanche, et pas d’épargne non plus : Bunq permet certes de créer plusieurs comptes - personnels, joints ou avec objectifs d’épargne - mais l’argent déposé n’est pas rémunéré. Autre limite : la recharge du compte. Pour l’alimenter, il faudra dans l’immédiat en passer par un virement bancaire, grâce à l’IBAN (néerlandais et non français) fourni avec le compte. Bunq prévoit d’autres possibilités, plus rapides et pratiques, comme le recours à Sofort, un moyen de paiement alternatif à la carte bancaire originaire et très utilisé en Allemagne. Mais ce service n’est pas encore disponible en France.

(1) A la différence de celle de Bunq, les offres d'entrée de gamme de Revolut et N26 intègrent une carte bancaire gratuite.

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© cbanque.com / VM / Novembre 2018

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