psa

Assurance vie : alerte sur les taux de rendement négatifs !

  • Par
  • ,
Personne miniature regardant le futur de son épargne
© wutzkoh - Fotolia.com

Sur la base des rendements 2018 annoncés par les assureurs, l’association de consommateurs CLCV tire la sonnette d’alarme : les fonds euros des contrats d’assurance vie ne protègent plus les épargnants de la hausse des prix.

1,7% (et même 1,4% nets de prélèvement sociaux) : ce sera, selon l’estimation de CLCV, le rendement moyen en 2018 des fonds euros distribués en France. Un chiffre en légère baisse - de l’ordre de 0,10 point - par rapport à 2017. Mais un taux moyen, surtout, qui passerait sous l’inflation moyenne constatée en 2018 : 1,8%. En clair, l’assurance vie en euros ne protégerait plus les épargnants de la hausse des prix. Le symbole est fort.

Le constat vaut tout particulièrement pour ce que la CLCV appelle les « gros contrats », les plus largement distribués, notamment par les grandes enseignes bancaires. Malgré des taux généralement stables en 2018, ces derniers affichent toujours des performances médiocres et très nettement inférieures à l’inflation : 1,35% avant prélèvements sociaux, par exemple, pour Nuances 3D de la Caisse d’Epargne, le contrat le plus distribué dans l’Hexagone.

Lire aussi : Assurance vie : les 10 contrats les plus populaires sont-ils les plus rentables ?

Des pistes de réforme

Comment éviter que le pouvoir d’achat des épargnants ne soit grignoté de la sorte ? CLCV propose trois évolutions majeures pour le marché de l’assurance vie. La première ? La transférabilité des contrats après huit ans d’ancienneté. Une solution pour l’épargnant « maltraité qui, actuellement, ne dispose d’aucun moyen de défendre ses intérêts, hormis clore son contrat », écrit CLCV dans un dossier de presse. Une manière également d’améliorer la concurrence, et de faciliter la mobilité bancaire. La réforme a d’ailleurs été envisagée dans le cadre de la loi Pacte, mais a rencontré l’hostilité du gouvernement.

Deuxième évolution souhaitée : le renforcement du « pouvoir des épargnants titulaires d’un contrat associatif », face à des associations d’épargnants dont la question de l’indépendance des dirigeants se pose souvent, selon CLCV. Enfin, elle réclame une amélioration de la transparence des assureurs en matière de taux : publication systématique d’un communiqué de presse avec affichage du taux de tous les contrats et harmonisation du contenu d’un assureur à l’autre.

Partager cet article :

© cbanque.com / VM / Février 2019