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Protection de l'enfance : l'Assemblée vote la hausse des crédits

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L'Assemblée nationale a voté jeudi une hausse de 30 millions d'euros de crédits pour la protection de l'enfance, dans le cadre de l'examen du projet de budget 2020, afin d'abonder un plan gouvernemental annoncé mi-octobre.

L'éxécutif vient de lancer une « stratégie » pour soutenir un secteur en crise et « resté trop longtemps dans l'angle mort de nos politiques publiques », comme l'a reconnu la secrétaire d'Etat Christelle Dubos dans l'hémicycle.

Au total une enveloppe de 80 millions d'euros est prévue, avec outre ces 30 millions de « crédits nouveaux », 20 millions de crédits réorientés au sein du budget du ministère des Solidarités et de la santé et 30 millions qui figurent dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

Cette somme « doit servir à investir massivement dans les départements qui en ont le plus besoin », avant de s'adresser à d'autres départements en 2021 et en 2022, avait précisé mi-octobre Adrien Taquet, secrétaire d'État à la Protection de l'Enfance.

Le but est d'offrir plus de sécurité aux enfants de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) avec des mesures sur la qualité de vie dans les lieux d'accueil ou le contrôle des structures.

Au mois de janvier, un documentaire accablant diffusé par France 3 avait mis en lumière des violences insoutenables dans certains foyers d'accueil et le manque de formation de certains éducateurs.

Les mesures de protection touchent la vie de 340.000 enfants en France, dont plus de la moitié sont placés en institution ou en familles d'accueil, ainsi que celle de milliers d'éducateurs et travailleurs sociaux.

« L'Etat reprend sa place aux côtés des départements sur cette politique », s'est réjouie la députée LREM Perrine Goulet.

A droite Thibault Bazin (LR) a réclamé des garanties pour que ce financement soit « pérenne » et se déploie à terme « sur l'ensemble des territoires », pour ne pas pénaliser certains départements déjà étranglés financièrement.

Les députés examinaient jeudi le budget de la mission Solidarité, insertion et égalités des chances qui s'élève au total à 25,49 milliards d'euros, en hausse de près de 1,6 milliard par rapport à 2019.

Cette hausse s'explique par la revalorisation de la prime d'activité annoncée par Emmanuel Macron en décembre 2018 pour répondre à la crise des gilets jaunes et par l'augmentation de l'allocation aux adultes handicapés, fixée à 900 euros depuis le 1er novembre.

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