Le gouvernement va réduire un avantage accordé aux personnes âgées de plus de 70 ans qui emploient une aide à domicile, a indiqué lundi la porte-parole du gouvernement. A la clé, une économie de plus de 300 millions d'euros par an.

« Nous souhaitons au final recentrer les choses pour que les aides, quand elles existent, s'adressent aux personnes qui en ont le plus besoin », a déclaré Sibeth Ndiaye, confirmant une information des Echos. Concrètement, le gouvernement, qui cherche des pistes d'économies pour financer les baisses d'impôts promises par Emmanuel Macron, entend concentrer l'exonération totale de charges patronales, dont bénéficient automatiquement les personnes de plus de 70 ans qui emploient une aide à domicile, sur celles en situation de dépendance ou de handicap.

« Il n'y a pas de politique anti-vieux »

Après la hausse de la CSG et la sous-indexation par rapport à l'inflation des pensions de retraites supérieures à 2.000 euros, c'est une nouvelle mesure qui va toucher le pouvoir d'achat des retraités. Mais le gouvernement se défend de tout acharnement : « Il n'y a pas de politique anti-vieux qui soit menée par ce gouvernement », a affirmé la porte-parole, qui rappelle que d'autres avantages fiscaux restent applicables, comme le crédit d'impôt ou l'exonération sociale de 2 euros par heure travaillée.

Selon Les Echos, ce rabot permettrait de réaliser une économie de 310 millions d'euros l'an prochain, et 360 millions d'euros les années suivantes. Cette année, cette aide mise en place en 1987 va coûter près de 1,8 milliard d'euros.

Sollicité, Bercy n'a pas souhaité faire de commentaire. Ces révélations interviennent à quatre jours de la présentation par le gouvernement de son projet de loi de finances pour 2020.