Argent : gagnez-vous plus que la moitié des Français ?

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L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publie ce mardi une étude sur le niveau de vie en France métropolitaine. Il a progressé de 0,4% entre 2016 et 2017.

1 735 euros pour une personne seule. Voici le montant du revenu disponible (1) médian en France en 2017, selon une étude diffusée ce mardi. « Ce montant partage la population en deux, la première moitié ayant un niveau de vie inférieur et la seconde un niveau de vie supérieur », explique l’Insee. Ce revenu disponible correspond ainsi à l’ensemble des revenus à la disposition du ménage pour consommer et épargner. En tenant compte de l’inflation, il a augmenté en moyenne de 0,4% en 2017 par rapport à l’année précédente.

C’est le cas ainsi pour les 10% de personnes les plus modestes ayant un niveau de vie inférieur à 11 190 euros. « En 2017, les ménages les plus modestes ont bénéficié de la prime d’activité qui poursuit sa montée en charge, et dans une moindre mesure, d’une revalorisation exceptionnelle du RSA au 1er septembre et de la généralisation de la garantie jeunes. Ils ont en revanche été pénalisés par la baisse de 5 euros par mois du montant des aides personnalisées au logement à partir du 1er octobre », explique l’Insee.

Taux de pauvreté stabilisé

A l'autre bout du spectre, la hausse du niveau de vie a été un peu plus importante pour les plus riches (+0,7%). Résultat, « les 10% les plus aisés ont un niveau de vie au moins 3,4 fois supérieur, au-delà de 38 210 euros », constate l’Insee.

Autres enseignements de cette enquête : en 2017, 8,9 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire, fixé à 60% du niveau de vie médian de la population. Il est donc de 1 041 euros par mois et correspond aussi à un revenu disponible mensuel de 2 186 euros pour un couple avec deux enfants de moins de quatorze ans. La part de personnes pauvres dans la population est quasi-stable à 14,1% en 2017 contre 13,2% en 2008. Au cours des vingt dernières années, le taux de pauvreté a atteint son minimum en 2004, à 12,7%.

Lire aussi : il faut 1 760 euros minimum par mois pour vivre, selon les Français

(1) Le revenu disponible comprend les revenus d’activité (y compris indemnités de chômage), retraites et pensions, les revenus du patrimoine (fonciers et financiers) et les prestations sociales perçues. Tous ces revenus sont nets des impôts directs : impôt sur le revenu, taxe d’habitation, contribution sociale généralisée (CSG), contribution à la réduction de la dette sociale (CRDS) et autres prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine.

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© cbanque.com / MoneyVox / MB / Septembre 2019

Commentaires

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Publié le 10 septembre 2019 à 20h36 - #2VISION 35
  • Homme
  • 85000
  • 68 ans

Je ne sais pas où vous prenez vos chiffres ,moi j'appelle cela de l'intox,de la désinformation !!!
Ouvrez les yeux, regardez autour de vous et ailleurs que dans les beaux quartiers, après vous pourrez imprimer de vrais infos !!!

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Publié le 10 septembre 2019 à 20h58 - #3Nad 25

Vos commentaires et vos informations sont totalement fausses d'où prenez vous de tels chiffres ? Avez vous comptez ceux qui vivent avec une pension d'invalidité inférieure à 800€ ? Sans aucune autre ressource ? Et les ouvriers qui vivent avec le SMIC il est bien en dessous de 1500€ sans compter ceux qui vivent des prestations familiales ... merci de bien vouloir vérifier vos informations

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Publié le 10 septembre 2019 à 21h05 - #4Manu SIFP
  • Homme
  • Alsace
  • 42 ans

Dans son calcul du niveau de vie, l'INSEE prend comme hypothèse qu'un 2eme adulte ne compte que pour 0,5 individu en terme de charges et qu'un enfant de bas âge ne represente que 0,3 individu.
En gros si vous etes un couple avec 2 enfants (soit 4 personnes) l'INSEE ne divise les revenus du couple pas par 4 mais par 2,1 (1+0,5+0,3+0,3). Effet artificiel qui augmente votre niveau de vie alors que les charges reelles sont plus que doublées par rapport a une personne seule...
Ensuite les calculs à euro constant c'est de la rigolade car l'inflation estimée n'est pas celle subie par les ménages qui est bien plus importante dans les faits et notamment pour les ménages pauvres qui ont beaucoup de dépenses contraintes qui flambent... N'oublions pas que l'INSEE dans ses calculs d'inflation estime que le poste logement ne represente que 8% des dépenses ce qui est faux. Et l'INSEE est capable de dire qu'il n'y a aucune hausse des prix pour des prix qui montent car il intègre dans ses calculs le fait que certains biens soient plus performants aujourd'hui et corrige artificiellement à la baisse le prix de ces produits. Effet qualité dit il... En revanche, quand la qualité de certains produits se degradent (malbouffe, ultra transformation...) l'INSEE ne revise pas à la hausse les prix...
Ce "bricolage" de l'INSEE n'est connu que par un petit nombre de Francais et les méthodes ne sont pas rendues publiques (pour éviter un scandale).
Ca va tjs dans un sens, le même...tout pour vous faire croire qu'il n'y a aucune inflation... Et que votre pouvoir d'achat monte en flèche chaque année !!!
D'où des Francais qui croient de moins en moins ce qu'on leur raconte à juste titre d'ailleurs...
Manipulateurs...

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Publié le 10 septembre 2019 à 21h50 - #5Mathieu B.
  • Homme

@VISION 35
Suite à votre message, voici l'origine des chiffres cités dans l'article. Ils viennent d'une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques qui s'intéresse au niveau de vie médian en France métropolitaine. L’enquête s’appuie sur un échantillon représentatif d’environ 51 400 ménages. Cordialement.
Mathieu de MoneyVox

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Publié le 11 septembre 2019 à 00h11 - #6Manu SIFP
  • Homme
  • Alsace
  • 42 ans

Dans les impots directs, l'INSEE ne semble pas integré non plus la taxe fonciere, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, la redevance audiovisuelle qui sont pourtant des impots directs...
Une facon de maintenir un niveau de vie artificiellement correct...car non dêduits des calculs...

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