Rentrée scolaire : ces aides méconnues auxquelles vous pouvez (peut-être) prétendre

Enfants jouant à la marelle dans une cour d'école
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A côté de la bien connue allocation de rentrée scolaire (Ars), il existe d’autres mécanismes pour faciliter le financement de la scolarité de vos enfants.

Parmi les coups de pouce de l’Etat pour financer la scolarité de vos enfants, vous connaissez probablement l’allocation de rentrée scolaire ou Ars. Versée dès aujourd’hui, mardi 20 août, celle-ci va bénéficier à 3 millions de foyers, soit 5 millions d’enfants. L’Ars, qui se destine aux enfants et adolescents scolarisés et âgés de 6 à 18 ans, est versée sous conditions de ressources et dépend du nombre de mineurs à charge. Pour cette rentrée 2019, le montant de cette prime est légèrement revu à la hausse pour atteindre près de 369 euros pour un enfant jusqu’à 10 ans et jusqu’à 403 euros s’il est âgé de 15 à 18 ans. Une aide indispensable pour beaucoup de foyers mais qui reste insuffisante pour couvrir l'ensemble des dépenses liées à l’école, estiment plusieurs associations dont la Confédération syndicale des familles.

Effectivement, en moyenne, les foyers dépensent chaque année 760 euros par enfant, tout âge confondu, pour le scolariser, selon le ministère de l’Education nationale. La facture varie de 520 euros pour un élève de maternelle à 1 250 euros s’il est inscrit en lycée général ou technologique. Pour aider les ménages modestes à financer les dépenses d’éducation (fournitures scolaires, cantines, cours de soutien…), d’autres aides, moins connues que l’Ars, existent.

Soutiens locaux et ristournes fiscales

Il peut s’agir par exemple de soutiens financiers supplémentaires attribués, sous conditions, au niveau national - comme la bourse de lycée et de collège, la bourse au mérite, la prime à l’internat…- ou versés par les collectivités locales sous forme de prêts d’honneur et d’aides pour faciliter par exemple un séjour à l’étranger. A l’échelon local également, de nombreux départements ou régions, via les établissements scolaires ou les Caisses d’allocations familiales, peuvent prendre en charge partiellement les frais de cantine. Là encore, le montant de ces subventions dépend le plus souvent du quotient familial. C’est-à-dire des revenus et de la composition du ménage.

Au niveau fiscal aussi, vous pouvez prétendre, sous conditions, à une réduction d’impôt sur le revenu. Pour un collégien, elle atteint ainsi 61 euros, 153 euros pour un lycéen et 183 euros pour un élève en études supérieures. Cette ristourne fiscale nécessite que votre enfant soit inscrit dans un établissement scolaire. Les cours par correspondance n’ouvrent donc pas droit à cette réduction fiscale. En revanche, pour l’emploi d’un enseignant à domicile, vous pouvez prétendre à un crédit d’impôt. Le montant de l’avantage est fixé à 50% des frais engagés dans la limite de 12 000 à 20 000 euros, selon la composition du foyer. Attention, les cours de soutien scolaire en ligne ne sont pas éligibles à ce dispositif.

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