Quatre trucs imparables pour faire de grosses économies sur votre assurance auto

  • Par
  • 3 commentaires
auto, voiture, argent, crédit auto
© Saravoot - stock.adobe.com

Le prix des assurances auto augmente de 2 à 4% par an, ce qui représente un coût moyen supplémentaire de 20 à 30 euros. Bonne nouvelle : quelques bonnes pratiques permettent de réduire la cotisation d’assurance.

Elle est obligatoire. L'assurance auto est indispensable si vous conduisez une voiture. Mais être protégé coûte cher. Chaque année, le tarif des primes progresse de 2 à 4%, bien plus que la hausse des prix qui a atteint 1,8% en 2018. « Les raisons restent les mêmes : accidentalité en hausse, accroissement des coûts médicaux et des indemnités aux victimes, véhicules plus complexes à réparer, équipements en plus grand nombre », explique l'Automobile Club Association dans son dernier rapport. L'assurance auto représente aujourd'hui environ 10% du budget annuel d'un automobiliste. On vous explique comment réduire la facture.

1 - Faites jouer la concurrence

Les assureurs ont leurs propres critères de tarification et de stratégies commerciales. Les prix varient donc fortement d’un assureur à l’autre selon votre âge, votre modèle de voiture ou votre lieu de résidence. De même, comme le pointait une étude de l'UFC-Que Choisir fin 2015, la fidélité des clients est rarement récompensée en assurance automobile. Deux facteurs qui plaident pour aller voir ailleurs...Une étude Ipsos réalisée en août 2017 montre ainsi que 76% des personnes qui ont comparé leurs assurances auto avec MeilleureAssurance ont réalisé une économie moyenne de 335 euros à garanties équivalentes !

Depuis 2015, la loi Hamon vous permet d'ailleurs de résilier votre assurance auto à tout moment dès lors que votre contrat a plus d’un an. Votre nouvel assureur se charge lui-même de la résiliation. De quoi faire jouer plus facilement et plus fréquemment la concurrence.

2 - Diminuez le niveau de risque de votre véhicule

Tous les modèles de voiture ne sont pas équivalents aux yeux des assureurs. Un choix « raisonnable » réduit sensiblement le coût de l’assurance. Ce qu’il faut éviter :

  • Un véhicule puissant, qui réalise des accélérations spectaculaires : il est statistiquement à l’origine d’accidents plus nombreux et plus graves.
  • Une voiture flambant neuve, bourrée d’électronique et d’options haut de gamme : les réparations seront plus onéreuses en cas d’accident.
  • Une voiture facile à voler : les associations d’automobilistes publient chaque année des listes noires qu’il est intéressant de consulter.

Lire aussi : Ce que vous devez savoir avant de souscrire une assurance auto

Pour réduire la prime d’assurance d’un modèle spécialement exposé au vol ( la Renault Clio IV ou la BMW X6 sont les deux modèles les plus volés selon le dernier palmarès réalisé par Auto Plus), vous pouvez faire valoir un dispositif antivol dont la voiture serait équipée. Mieux : vous pouvez la stationner dans un garage, si possible un box fermé. La cotisation sera revue à la baisse chez la plupart des assureurs.

3 - Réduisez le niveau de risque de votre conduite

Préservez votre bonus. Le coefficient de réduction-majoration, plus connu sous l’appellation bonus-malus, impacte considérablement le prix de votre assurance. Une même assurance à 600 euros par an coûtera 300 euros avec un bonus à 0,50 et jusqu’à 2 100 euros avec le malus maximal, soit 3,5. Chaque année sans accident responsable multiplie votre coefficient par 0,95. En 13 ans, vous atteignez le coefficient maximal de 0,50. En revanche, chaque accident multiplie votre coefficient par 1,25 (pour un accident totalement responsable) ou par 1,125 (pour un accident partiellement responsable).

La règle de base - et c'est bien le but du bonus-malus - est donc d’éviter les accidents responsables en adoptant une conduite respectueuse du Code de la route et des autres usagers. C’est particulièrement vrai pour les jeunes conducteurs, qui auront de grandes difficultés à s’assurer à un tarif correct avec un coefficient supérieur à 1.

Lire aussi : 5 idées reçues sur le bonus-malus

S’abstenir de déclarer tous les petits sinistres responsables préserve aussi le bonus. Si vous froissez votre pare-chocs en sortant la voiture du garage, votre assureur pourra vous verser une compensation financière, sous réserve que vous ayez souscrit un contrat « tous risques ». Mais cela se traduira également par l’application d’un malus, et donc par une hausse significative de votre prochaine prime. Pas sûr que cela vaille le coup pour une petite rayure.

Enfin, sachez que le malus s’applique au véhicule assuré quel que soit le conducteur au moment de l’accident. Il est donc conseillé de ne prêter sa voiture qu’à une personne de confiance. D’ailleurs, les assureurs prévoient souvent des réductions en cas d’exclusivité : si l’assuré s’engage à ce que la voiture ne soit conduite que par lui-même et son conjoint, la prime est moins élevée.

Le « Pay How You drive »

Les jeunes conducteurs ont tout intérêt à souscrire des offres de type « Pay How You drive ». Un boîtier électronique installé dans la voiture recueille des informations sur le style de conduite : virages, accélérations, coups de frein, heures de conduite etc. A la date anniversaire du contrat, une conduite sûre et responsable accorde une réduction sur la prime d’assurance, qui peut atteindre 50%.

Adaptez votre contrat au nombre de kilomètres parcourus. Le nombre de kilomètres parcourus pèse particulièrement sur la cotisation d’assurance. Si vous roulez moins de 8 000 kilomètres par an, certaines options sont à envisager. Une assurance à usage « promenade » sera utile si vous n’utilisez pas votre voiture pour aller travailler : ne couvrant pas les trajets domicile/travail, elle peut revenir 20% moins cher. Ce type d’assurance est néanmoins de moins en moins courant.

Les assureurs privilégient aujourd’hui les assurances dites « au kilomètre ». Première possibilité, l’assurance forfaitaire : vous déclarez par avance votre kilométrage annuel, par exemple 8 000 ou 10 000 kilomètres. Si vous approchez ce chiffre, vous avez tout intérêt à prévenir votre assureur, qui pourrait appliquer une franchise majorée ou réduire son indemnisation si vous avez dépassé le kilométrage autorisé.

Seconde possibilité : l’assurance « Pay as you drive », qui adapte le montant de la prime au nombre de kilomètres effectivement parcourus. Un logiciel de géolocalisation de type GPS, installé dans votre voiture, capte vos déplacements. L’installation en elle-même est souvent laborieuse, parfois coûteuse : il faut compter environ 50 euros pour installer et désinstaller le boîtier, en plus d’éventuels frais de location. Mais le tarif au kilomètre est suffisamment attractif pour que les petits rouleurs, qui font moins de 8 000 km à l’année, réalisent des économies.

Lire aussi : faut-il succomber au « pay as you drive » ?

4 - Choisissez une couverture plus faible mais moins onéreuse

Adaptez les garanties à vos besoins. En dehors de la garantie responsabilité civile, la seule obligatoire, les contrats d’assurance auto proposent de nombreuses garanties. L’idée lorsque vous choisissez votre assurance : ne souscrire que celles dont vous aurez l’utilité.

Par exemple, si vous ne faites que de petits trajets en ville, peut-être n’avez-vous pas réellement besoin d’une assistance. Si vous en prenez une, veillez à ce qu’elle vous couvre dès le premier kilomètre. Une assistance qui n’interviendrait qu’au-delà de 50 kilomètres de votre domicile serait totalement inutile. De même, si vous conduisez peu, vous n’aurez probablement pas besoin d’un véhicule de remplacement lorsque votre voiture sera immobilisée au garage.

Renseignez-vous aussi sur ce que recouvrent précisément les garanties. Exemple avec la garantie du conducteur, l’une des moins connues. C’est elle qui prend en charge vos frais médicaux et hospitaliers en cas de blessure dans un accident, responsable ou non. Certains contrats sont beaucoup plus généreux que d’autres en termes de garanties (ils vous indemnisent en cas d’incapacité permanente ou temporaire, prennent en charge vos pertes de revenus voire vos frais d’obsèques) et en termes de plafonds de garantie (jusqu’à un million d’euros pour certaines assurances). Si vous avez déjà une assurance « accidents de la vie » très couvrante, il est peut-être inutile d’avoir une garantie du conducteur très protectrice.

Faites évoluer vos garanties en fonction de l’âge du véhicule. Certaines garanties sont idéales pour une voiture neuve, mais se justifient beaucoup moins 2 ans et 30 000 kilomètres plus tard. Jusqu’à 2 ans, votre voiture sera mieux protégée par une assurance « tous risques », la seule à couvrir les dommages que vous causeriez vous-même au véhicule. Ne pas hésiter, si le véhicule a de la valeur, a choisir une option de remboursement « valeur à neuf ».

Dès que la voiture n’est plus cotée à l’Argus, en général au bout de 7-8 ans, une assurance au tiers suffit. Elle protège surtout les tiers des accidents que vous pourriez causer, même si elle inclut aussi, la plupart du temps, une garantie du conducteur et une défense-recours (qui vous aide à vous retourner contre le responsable d’un accident). Ce type d’assurance ne protège pas les dommages causés au véhicule, à moins qu’ils le soient par un tiers.

Entre le tous-risques et le tiers, il existe une grande variété de contrats intermédiaires, généralement dénommés « tiers étendu » ou « tiers plus ». En plus de la responsabilité civile, ces assurance couvrent généralement le bris de glace, le vol et l’incendie. Des garanties qui peuvent être intéressantes pour un véhicule d’occasion qui a encore un peu de valeur.

Jouez sur le niveau de franchise. La franchise est le montant qui reste à votre charge après un sinistre. Il évolue du simple au double selon les contrats. Qu’il s’agisse d’un montant forfaitaire ou proportionnel, plus il est élevé, plus votre cotisation d’assurance diminue. Vous pouvez ainsi réaliser plus de 20% d’économies en choisissant une franchise élevée. Attention tout de même à ne pas choisir un montant que vous ne seriez pas en mesure de payer. A partir de 500 euros, on perd au premier accident le bénéfice de payer son assurance moins cher.

Ce que vous risquez à conduire sans assurance

800 000 conducteurs roulaient sans assurance en 2017, selon les derniers chiffres de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière. Le défaut d’assurance est sanctionné d'une amende qui peut grimper jusqu'à 7 500 euros, assortie de peines complémentaires (annulation du permis, confiscation du véhicule…). En cas d’accident, le responsable non assuré devra rembourser au Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages la totalité des sommes engagées par celui-ci pour l’indemnisation des victimes de l’accident.

Partager cet article :

© cbanque.com / RD / Juillet 2019

assurance auto/moto

Commentaires

Me prévenir en cas de nouveau commentaire
Publié le 23 juillet 2019 à 08h03 - #1PF

Il est très difficile de réduire la note finale car les assureurs ne proposent que très peu de produits modulables. Par exemple, pour un pack de garanties données, il est pratiquement impossible de faire jouer le montant des franchises. Par ailleurs, quid des tarifs des assurances-mutuelles ?

Trouvez-vous ce commentaire utile ?03
Publié le 23 juillet 2019 à 12h09 - #2Dreaman

Perso j'ai fait des économies, en passant de la GMF (qui ne voulait pas renégocier mon contrat) a eurofil, pas grand-chose genre 100€ mais c'est toujours ça.
Pour ma futur voiture entre les deux environ 400€ de différences, a garantie quasi équivalente. Ça aussi c'est un problème pour de nombreuses personnes, les difficultés à lire les contrats d'assurance...

Trouvez-vous ce commentaire utile ?40
Publié le 25 juillet 2019 à 08h29 - #3Stunt38
  • Homme
  • 100 ans

J'en avais parlé lors du même sujet sur l'assurance habitation : la 1er bon réflexe pour réduire la cotisation de ses contrats c'est de les regrouper.
Plus il y en a et plus il y a d'avantages ! L'approche globale est à privilégier.
Pas que tarifaire, ça concerne aussi les sinistres et ce qui en découle : franchise de malus ou bonus de franchise, ce qui n'est généralement pas le cas si on a qu'1 contrat dans la compagnie.
Pour les jeunes même principe : le plus souvent la compagnie des parents sera la + avantageuse en terme tarifaire grâce à leur presence...et idem pour ce qui est des sinistres si le groupe famille a un bon relationnel et/ou une antériorité avec l'enseigne.
Ensuite les comparateurs et assureurs en ligne : désolé mais ça ne vaut pas grand chose...à vouloir toujours rogner sur le prix au bout d'1 moment les garanties sont minimalistes : assistance réduite passagers non inclus, pas de véhicule de prêt ou 3x rien, corporel conducteur riquiqui, franchises élevées, etc.
C'est bien si on veut le minimum du minimum pour avoir une carte verte sur son pare brise, mais dès qu'on souhaite avoir des garanties et une bonne mise en jeu de ces garanties une compagnie en dure est à privilégier.
Pour avoir testé les comparateurs, bizarrement certaines enseignes n'y figurent pas...alors qu'une fois sur place on a des bonnes surprises.
C'est comme pour les courtiers : ils vous envoient là où ils touchent leurs commissions.

Trouvez-vous ce commentaire utile ?20

Ajouter un commentaire