Climat : la nouvelle ministre Borne accueillie froidement par les Sénateurs

  • cBanque avec AFP
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Elisabeth Borne en 2017
CC - EU2017EE Estonian Presidency / Flickr

Nouveau changement de casting mercredi au Sénat pour l'examen du projet de loi énergie et climat : Elisabeth Borne a pris place au banc des ministres, occupé la veille par la secrétaire d'Etat Emmanuelle Wargon, qui avait elle-même remplacé au pied levé François de Rugy démissionnaire.

La toute nouvelle ministre de la Transition écologique a été accueillie par un premier rappel au règlement du sénateur du Val-de-Marne Pascal Savoldelli (CRCE à majorité communiste) qui l'a interpellée sur sa gestion du « train fantôme » Perpignan-Rungis. Un train de fret qui « circule à vide », une situation « économiquement absurde » et « écologiquement irresponsable », selon le sénateur.

Sophie Primas (LR), présidente de la commission des Affaires économiques, a enchaîné, souhaitant la « bienvenue » à la ministre, mais faisant part du sentiment de « lassitude » des sénateurs face aux conditions « particulièrement difficiles » dans lesquelles ils sont amenés à travailler.

Une feuille de route initiée par Nicolas Hulot

Le projet de loi a été « enfanté » par Nicolas Hulot, « annoncé » en Conseil des ministres par François de Rugy, « défendu » mardi devant le Sénat par Emmanuelle Wargon et sera « probablement accouché par vous-même », a-t-elle énuméré. La stratégie énergétique de la France pour les prochaines décennies « mérite mieux que cet examen en pointillés ». « Ma feuille de route, c'est de poursuivre et d'accélérer la transformation en cours », a déclaré la ministre, pour sa première intervention au Parlement depuis la passation de pouvoir avec François de Rugy. Elle a précisé qu'elle apporterait au texte examiné en première lecture au Sénat, après l'Assemblée nationale, sa « sensibilité », son « parcours ».

Revenant un peu plus tard sur la question du Perpignan-Rungis, Elisabeth Borne a estimé que « la bonne façon d'avancer c'est que tout le monde se mette autour de la table et que des clients viennent utiliser ce train ». « En tant que ministre, il n'est pas dans mes prérogatives, ou dans mes pouvoirs, d'amener des marchandises dans ce train », a-t-elle ajouté, rappelant qu'une réunion se tenait ce mercredi à Perpignan sur ce dossier.

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Par la rédaction avec AFP

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