Taxe sur le transport aérien : pas suffisant, selon LFI et PCF

Avion au décollage
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La taxe sur le transport aérien décidée par le gouvernement est loin d'être suffisante, ont estimé mercredi le député LFI Adrien Quatennens, ainsi que le PCF, qui n'y voit qu'« une aumône ».

C'est un « signal intéressant », mais « ça n'est pas suffisant du tout », a réagi le coordinateur de La France insoumise sur LCI.

M. Quatennens, qui ne croit pas « qu'une taxe fasse renoncer à ces trajets », estime nécessaire de réfléchir à la « logique de toujours plus de voyages par la voie aérienne », alors qu'un doublement du nombre de voyageurs en vingt ans est annoncé.

Les Insoumis ont avec François Ruffin proposé d'interdire les vols domestiques qui ne font pas économiser plus de 2H30 par rapport à un même trajet en train, a-t-il rappelé.

La taxe « va dans le bon sens dans l'absolu, mais c'est encore un bricolage. Sur la question écologique je refuse cette idée qui consiste à croire qu'on va régler le problème par des taxes », a-t-il insisté.

M. Quatennens a aussi estimé que pour ne pas pénaliser l'économie française, le mieux serait de « faire en sorte que cette taxe soit partagée, peut-être au niveau européen et pourquoi pas au-delà ».

Le gouvernement a annoncé mardi la mise en place d'une « écocontribution » sur les billets d'avion et la réduction de l'avantage fiscal sur le gazole pour les poids lourds. Dès 2020, les compagnies aériennes devront verser de 1,50 à 18 euros sur les billets pour les vols décollant depuis la France - mais pas ceux y arrivant.

Le PCF a lui aussi jugé insuffisante cette taxe, qui doit rapporter 180 millions d'euros à partir de 2020.

« Il faut deux milliards d'euros par an, pas une aumône », et il faut « tout faire pour réduire le trafic aérien, qui ne cesse d'augmenter à un rythme insoutenable pour le réchauffement climatique, plus de 5% par an », a-t-il estimé dans un communiqué.

Les communistes proposent pour leur part « un niveau d'au moins 10 euros par billet en classe économique et au moins 100 euros par billet en classe affaires », de manière à ce que la taxe incite « réellement à réduire le trafic aérien ».

« Cet outil fiscal doit avoir pour objectif de remplacer le maximum de trajets effectués en avion par des trajets effectués en train », selon le parti.

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