Auto : ni taxe flottante, ni baisse de taxe malgré la hausse des prix de l'essence

  • cBanque avec AFP
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Pompe à essence voiture carburant
CC andreas160578/pixabay

Le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, a écarté mardi tout retour d'une taxe « flottante » sur les carburants ou d'une baisse des taxes face à l'augmentation des prix à la pompe depuis le début de l'année.

« Les prix du pétrole augmentent aujourd'hui sur les marchés mondiaux, ils sont très volatils, aujourd'hui malheureusement ils sont orientés à la hausse pour tout un tas de raisons internationales », a-t-il relevé, en réponse à une question du sénateur (Socialiste et républicain) Jacques Bigot. Interrogé sur le retour possible d'une taxe flottante destinée à réduire l'augmentation des prix à la pompe pour le consommateur en cas de forte hausse des cours, François de Rugy a une nouvelle fois balayé cette hypothèse.

« Elle a été instaurée en 2000 et comme elle n'arrivait pas à suivre les mouvements de hausse ou de baisse des prix du pétrole sur les marchés mondiaux, et qu'elle était toujours à contre-temps, elle a fini par être abandonnée en 2002 », a souligné le ministre. « C'était inefficace et il n'est pas question de promettre quelque chose aux Français qui ne marche pas », a-t-il ajouté. C'est le gouvernement de Lionel Jospin qui avait rendu flottante entre 2000 et 2002 la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) - remplacée depuis par la TICPE.

Des milliards à trouver

François de Rugy ne s'est pas plus montré favorable à une baisse pure et simple des taxes sur le carburant : « Les prix ont augmenté depuis le début de l'année d'environ 10 centimes sur l'essence et le gazole, si on baissait les taxes de 10 centimes ça voudrait dire qu'il faut trouver 4 milliards d'euros dans le budget de l'Etat, vous voyez bien que ça n'est pas très sérieux ». « S'endetter pour subventionner indirectement l'importation de pétrole ce ne serait pas sérieux non plus », a-t-il poursuivi.

Il a en revanche prôné de « réduire la dépendance » au pétrole, notamment avec des véhicules moins gourmands. « Depuis le début de l'année, 8.000 Français toutes les semaines demandent à bénéficier de la prime d'Etat que nous avons mise en place pour le changement de voiture, ça fera plus de 400.000 sur toute l'année », a détaillé François de Rugy. Il a aussi rappelé les mesures pour le changement de chaudières, le chèque énergie, et les réflexions sur un chèque déplacement.

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Par la rédaction avec AFP

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