Impôts : Darmanin appelle les patrons à agir dans « l'intérêt général »

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Un conseiller fiscal
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Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, a appelé lundi le patronat à soutenir la réduction des niches fiscales sur les entreprises, décidée pour financer la baisse de l'impôt sur le revenu. Il estime que cette mesure allait « dans le sens de l'intérêt général ».

« Depuis le début du quinquennat, on a fait beaucoup de baisses d'impôt. On en fait pour les particuliers (...) et aussi pour les entreprises et pour le capital », a déclaré Gérald Darmanin sur Europe 1, en citant notamment la création de la « flat tax » sur les revenus du capital et la baisse de l'impôt sur les sociétés. « Il faut désormais que chacun puisse aller dans le sens de la nation, dans le sens de l'intérêt général, dans le sens des travailleurs et de la force du travail, comme dirait peut-être Karl Marx », a ajouté le ministre. « Il faut que le patronat aujourd'hui comprenne qu'après avoir beaucoup aidé les entreprises de France, on a aussi besoin qu'elles puissent nous accompagner dans la baisse d'impôt », a insisté le ministre.

Emmanuel Macron a annoncé jeudi dernier la suppression de « certaines niches fiscales pour les entreprises » afin de financer en partie les 5 milliards d'euros de baisse de l'impôt sur le revenu, annoncés à l'issue du grand débat national. Cette annonce a provoqué la colère de la CPME, pour qui le président de la République n'a pas entendu « le ras-le-bol fiscal » des petites entreprises, mais aussi du Medef, qui a dénoncé une décision « inacceptable » alors que « les entreprises françaises connaissent le taux de prélèvements obligatoires le plus haut des pays de l'OCDE ».

Interrogé sur les niches fiscales qui pourraient être ciblées, Gérald Darmanin a refusé lundi de dévoiler les intentions exactes du gouvernement, en rappelant qu'une réunion sur le sujet était prévue cette semaine entre les organisations patronales et le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. « Il y a 40 milliards d'euros de niches fiscales pour les entreprises (...) Sur 40 milliards de niches, on doit bien pouvoir trouver quelques centaines de millions d'euros », a-t-il néanmoins déclaré, jugeant possible de « mieux répartir sans doute la baisse de la fiscalité ».

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Par la rédaction avec AFP

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