Epargne : 33 milliards de plus laissés par les particuliers sur leurs comptes bancaires

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L'an dernier, les Français ont laissé 33 milliards d'euros de plus sur leurs comptes bancaires. L'encours des dépôts à vue dépasse désormais les 420 milliards d'euros, selon une étude des économistes de BPCE.

Voici une nouvelle étude qui vient confirmer la frilosité des épargnants français. Selon une enquête dévoilée par les économistes de BPCE, relayée par Les Echos ce matin, les particuliers ont laissé plus de 33 milliards d'euros nets sur leurs compte bancaires en 2018.

C’est presque trois plus que les 12,7 milliards d’euros placés l’an dernier sur le Livret A et son cousin le livret de développement durable et solidaire, qui offrent pourtant, avec 0,75% d’intérêt, une légère protection contre la hausse des prix. Même si avec une inflation à 1,1% le mois dernier, leur rendement est négatif, il est toujours plus élevé que le rendement nul, sauf exceptions, des comptes courants. Résultat, l’encours des dépôts à vue atteint désormais plus de 420 milliards d'euros, soit 11% du stock des placements financiers des ménages.

Le succès des unités de compte

L’étude révèle aussi que malgré la mise en place de la flat tax, les Français boudent toujours les titres financiers. En raison de la chute des marchés boursiers, la décollecte nette sur les actions détenues en direct, les obligations et les parts de fonds a ainsi atteint 35,1 milliards d'euros en 2018, du jamais vu d’après les économistes de BPCE.

Paradoxalement, dans le même temps, les particuliers ont été très friands d’unités de compte (UC), ces supports contenant en partie en actions, et dont le capital n’est pas garanti, contrairement aux fonds euros. D’après le bilan 2018 de la Fédération française de l'assurance, la collecte en UC a atteint 39,5 milliards d’euros sur une collecte brute totale de 140,1 milliards d’euros pour l'assurance vie. « Les Français ont le sentiment que le risque pris à travers les unités de compte est davantage maîtrisé car l'assurance-vie est en elle-même perçue comme un support plus sûr », explique Alain Tourdjman, économiste chez BPCE.

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© cbanque.com / MB / Avril 2019

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