Imprimé fiscal unique (IFU) : pourquoi il faut y prêter attention ?

Avis d'impôts à la loupe
© Richard Villalon - Fotolia.com

La campagne 2019 des déclarations d’impôts va débuter dans les prochains jours. Si vous avez des gains ou pertes à déclarer sur vos placements financiers, c’est donc le moment de dégainer votre imprimé fiscal unique. Ce document est censé vous faciliter la tâche.

Vous avez des produits d’épargne imposables ? Les établissements bancaires dans lesquels vous détenez ces placements ont dû vous envoyer votre IFU. Trois lettres qui désignent « imprimé fiscal unique ». Ce document récapitule l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers qui vous ont été versés en 2018. Mais cette année, l’IFU a subi un léger lifting avec l’entrée en vigueur du prélèvement forfaitaire unique, plus communément appelé « flat tax ». Toutefois, les contribuables rodés à la déclaration de revenus ne devraient pas être trop déboussolés. Pour les autres, cBanque reprend aussi les bases.

Retrouver notre dossier sur le big-bang fiscal de 2018

Êtes-vous concerné par l’IFU ?

Si vous étiez titulaire en 2018 d’au moins un produit de placement et que vous en avez tiré des intérêts ou des dividendes, vous êtes concerné par l’IFU. Plus concrètement, c’est le cas si vous possédez des livrets (hors Livret A, LDD et autres livrets d’épargne réglementée), des comptes à terme, des obligations, des parts de fonds d’investissement, un plan d’épargne retraite, ou encore des actions logées ou non dans un PEA ou un compte-titres. Si vous avez ouvert un PEL en 2018 ou que vous en détenez un depuis plus de 12 ans, celui-ci sera également mentionné dans l’imprimé fiscal. Il en va de même pour les intérêts tirés des CEL ouverts l’an passé.

Qui vous fournit l’imprimé fiscal unique et quand ?

Alors que votre fiche d’impôt vous est adressée par l’administration fiscale, l’IFU vous est envoyé par les « établissements payeurs », c’est-à-dire, dans la majorité des cas, par la ou les banques qui détiennent vos produits d’épargne. Si vous avez dispatché vos placements dans plusieurs enseignes, vous recevrez donc plusieurs IFU, un par banque. Dans le détail, l’IFU se compose de 3 feuillets : le feuillet n°2561 qui récapitule les produits les plus courants, le feuillet n°2561 bis qui comprend les opérations réalisées sur les marchés à terme, les PEA-PME ou encore les fonds communs de placement, et le feuillet n°2561 ter qui est dédié au crédit d’impôt.

L’imprimé fiscal unique peut être expédié à votre domicile en format papier. Mais, de plus en plus, les banques, y compris les établissements avec agences, le mettent à votre disposition dans votre espace client en ligne. Si votre banque vous a oublié, ou que vous avez égaré votre IFU, vous pouvez ainsi le retrouver dans votre espace personnel.

Si vous possédez des livrets d’épargne laissés en sommeil, il peut être normal de ne pas recevoir d’IFU. En effet, si l'impôt dû est inférieur à 50 centimes d’euro, les montants sont négligés par l’administration fiscale.

Que devez-vous reporter sur votre déclaration de revenus ?

Le principal intérêt de l’IFU est de vous aider à remplir votre déclaration d’impôts. L’imprimé associe aux gains générés par vos divers placements les cases correspondantes dans votre déclaration de revenus, ce qui facilite donc sa vérification. En effet, bien que les montants présents dans l’IFU soient également ceux qui ont été envoyés à l’administration fiscale, des incidents de transmission peuvent s’être produits. Ce faisant votre déclaration de revenus peut tout de même comporter des erreurs qu’il faudra que vous corrigiez. Les IFU reçus vous seront donc utiles pour vérifier que les montants pré-remplis sont exacts, notamment celui reporté à la case 2TR, qui concerne les intérêts et produits de placement à revenu fixe (livrets fiscalisés, PEL…).

Quelle répercussion a la « flat tax » sur l’IFU ?

La réforme de 2018 sur la fiscalité de l'épargne - l'entrée en vigueur du prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% - a une incidence pratique sur l’IFU, avec l’ajout de nouvelles rubriques pour en tenir compte. La rubrique « produits des contrats d’assurance vie et produits assimilés » (feuillet 2561) a notamment été créée. Elle permet de distinguer les contrats d'assurance vie ouverts il y a plus de 8 ans de ceux qui n'ont pas encore atteint leur maturité fiscale. Les gains tirés des versements effectués avant et après le 27 septembre 2017 et compte tenu de l'option d'imposition choisie (barème ou PFU) sont également différenciés.

Plus d'informations sur la fiscalité de l'assurance vie

Partager cet article :

© cbanque.com / VM et MEF / Avril 2019

Commentaires

Me prévenir en cas de nouveau commentaire
Publié le 7 avril 2019 à 09h20 - #1Annemijn
  • Femme
  • 06000
  • 77 ans

J'ai une compte actions en Hollande chez ING.
La banque hollandaise me fournit chaque fin d'année un relevé des dividendes recu et taxes payés: 15 % sur actions hollandais et allemand: 30 % sur actions francais. Ceci est une compte actions ordinaire à mon nom propre avec une compte payements ordinaire - aussi -. Entre ces deux comptes il y a libre échanges de l'argent.
À part de ca j'ai une compte pour les revenus ordiniares = retraites, que j'utilise pour mes besoin journalières et factures ordinaires.
Les dividendes sont mis sur le compte actions, ainsi que les montants en cas de vente actions.
J'ai dû vendre des actions en 2017 - plusvalue - enfin d'acheter mon appartement - sans crédit. On m'a envoyé un avis impots sur les revenus suplémentaire 2018 de presque E 8000.-- cause du plusvalu 2017, malgré le fait que j'ai utilisé l'argent pour l'achat de l'appartement.( on ne peut pas être pénalisé pour cela avec un avis de E 8000.--??)
Quels sont les feuilles à remplir pour rectifier l'avis 2018 causé par le plusvalue qui n'a pas tenu compte des taxes payé sur les dividendes en hollande, ni du fait que j'en avais besoin pour acheter ma demeure???

Trouvez-vous ce commentaire utile ?

Ajouter un commentaire