Free : la Freebox à 480 euros sauvera-t-elle le trublion des télécoms ?

Xavier Niel, le 12 juin 2014
CC TNS Sofres / Flickr

Iliad, la maison-mère de Free, mise gros sur sa nouvelle Freebox Delta positionné en haut de gamme avec un prix élevé. Le groupe de Xaviel Niel traverse une zone de grosses turbulences avec une baisse de son nombre d'abonnés dans l'Internet fixe, mais aussi dans le mobile.

Gueule de bois pour Xavier Niel. La maison-mère de l'opérateur de télécommunications Free, a annoncé mardi un bénéfice net en chute de 18,5% sur l'année 2018, à 330 millions d'euros. Pour la première fois depuis son arrivée fracassante dans le mobile, le nombre d’abonnés a diminué. Il est passé de 13,7 millions à 13,4 millions l’an dernier. Les difficultés ne s’arrêtent pas là puisque l’Internet fixe est aussi en perte de vitesse, avec le départ de 93 000 clients en 2018. Résultat, le cours de bourse d’Iliad se replie encore de près de 6% ce matin à 85,35 euros. On est très loin des 235 euros atteints en mai 2017 !

Face à la concurrence féroce de ses rivaux comme Orange, SFR ou Bouygues, et aux besoins de financement à venir dans le haut débit fixe et mobile avec l’arrivée de la 5G, l’opérateur n’exclut pas de céder à un fond d’investissement une partie de ses 5 700 antennes mobiles en France.

Malgré tout, Iliad veut croire en sa capacité de rebond. Le groupe a lancé sa Freebox Delta il y a à peine deux mois. Un pari risqué pour l’opérateur qui jusqu’ici s’était fait une réputation avec des prix parmi les plus bas. Cette fois-ci, il mise sur le haut de gamme avec une box très haut débit incluant une enceinte Devialet à 480 euros (ou 10 euros par mois sur 48 mois sans frais, ou en 4 fois sans frais) auxquels il faut ajouter un abonnement de 49,99 euros par mois pour accéder aux nombreux services dont l’abonnement à Netflix. « Plus de 100 000 abonnés ont fait le choix de la Freebox Delta », se félicite Iliad dans un communiqué, ne précisant pas s’il s’agit vraiment de nouveaux clients ou d’une partie de sa base qui a mis la main au portefeuille pour s’offrir un produit plus cher.

La vraie bonne nouvelle pour Iliad, c’est son arrivée en Italie. En un peu plus de six mois, le quatrième acteur transalpin du secteur a déjà séduit 2,8 millions d’abonnés. « Il s’agit du lancement commercial le plus réussi en Europe pour un nouvel entrant après celui de Free Mobile en 2012 », se réjouit le groupe.

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