Banque, assurance, santé, logement : Edouard Philippe veut mettre les entreprises en concurrence

  • cBanque avec AFP
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Edouard Philippe en 2015
CC - Flickr / UMP Photos

Édouard Philippe veut s'attaquer aux « angles morts du pouvoir d'achat » par une série de mesures libéralisant les secteurs de la construction automobile, la santé, le logement ou la banque, a-t-il annoncé mardi devant l'Autorité de la concurrence.

Constatant la hausse des dépenses « contraintes » des ménages, le Premier ministre a estimé que « le temps est venu de résorber quelques uns de ces angles morts du pouvoir d'achat », lors d'un discours marquant le 10e anniversaire de l'Autorité de la concurrence. Ainsi, Edouard Philippe a annoncé que le gouvernement prendrait des mesures dans le cadre de la loi d'orientation des mobilités (LOM) pour « réduire sensiblement le prix » des pièces détachées automobiles, à commencer par les rétroviseurs, les phares et les vitrages. L'objectif est de permettre aux ménages de faire des économies tout en donnant « un second souffle à des sous traitants industriels », fait valoir Matignon, alors que les constructeurs ont jusque-là l'exclusivité de la production de ces pièces.

Un comparateur de prix du permis de conduire

Le Premier ministre a également indiqué que serait prochainement mis en place un « comparateur du permis de conduire » en ligne afin de pouvoir choisir « de manière éclairée entre des offres ». Cette proposition est issue du rapport de la députée Frédérique Dumas, dont d'autres mesures pourraient être retenues d'ici « début avril » à l'issue du Grand débat, a précisé Matignon.

Dans le domaine du logement, le Premier ministre a également rappelé que le gouvernement allait prendre des sanctions sous forme d'amende de 3 000 à 15 000 euros à l'encontre des syndics qui ne jouent pas le jeu de la mise en concurrence. L'information des co-propriétaires sera aussi améliorée et une obligation de présenter des contrats-types sera créée. Le tarif de certaines prestations pourrait être plafonné, comme « l'état daté » dont le coût médian est de 400 euros, avec de fortes disparités.

Favoriser l'achat en ligne de médicaments

Enfin, des chantiers dans quatre autres domaines vont être ouverts, Matignon espérant avoir avancé significativement d'ici à la fin de l'année. Le Premier ministre a dit soutenir la proposition de loi LREM permettant la résiliation des contrats d'assurance-santé en cours d'année. Cette proposition doit être examinée le 27 mars dans l'hémicycle.

Alors que seulement 1% de la vente de médicaments s'effectue en ligne en France, contre 15% en Allemagne, Edouard Philippe a souhaité lever certaines restrictions, comme l'interdiction faite aux pharmacies de se regrouper. La nécessité de stocker les médicaments dans l'officine et non dans un entrepôt séparé pourrait aussi être retouchée, a indiqué Matignon. « J'ai demandé à Agnès Buzyn d'ouvrir ce chantier en concertation avec les professionnels de santé, médecins, pharmaciens, et avec les représentants des patients », a déclaré M. Philippe qui veut aussi travailler « avec les laboratoires d'analyse médicale pour leur permettre de baisser leurs prix ».

Enfin, le Premier ministre a annoncé vouloir « faciliter l'accès des Fintechs aux données des comptes bancaires des clients qui le souhaitent ». Matignon voudrait que ces entreprises technologiques proposant des services financiers puissent plus aisément réaliser des offres de gestion d'épargne ou des offres de paiement dans l'avenir.

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Par la rédaction avec AFP

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