Fonction publique : report d'un grand discours de l'exécutif « après le grand débat » (Matignon)

Hotel Matignon
Hotel Matignon - CC frederic.net Wikimedia

Le discours de l'exécutif devant près de 1.500 hauts fonctionnaires dans le cadre de la réforme de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, déjà reporté une première fois à la mi-février, aura finalement lieu « après le grand débat », a fait savoir Matignon jeudi.

Cette intervention aura lieu « sans doute en avril », a précisé une source gouvernementale à l'AFP.

« Ce genre de réunion avec l'ensemble de la haute fonction publique, on n'en fait pas une tous les 15 jours. Ce sera une première depuis 30 ans. Donc on veut bien choisir la date et ce sera après le grand débat », a-t-on fait valoir à Matignon.

Initialement prévu mi-décembre avec une intervention d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe, le discours devant les « managers publics » avait été reporté à mi-février en raison du mouvement des « gilets jaunes ».

Ce nouveau report intervient alors que l'organisation du grand débat national est venu compliquer le calendrier du plan de « transformation publique 2022 » de l'exécutif portant sur les services publics, l'organisation de l'Etat, les fonctionnaires...

Une grande partie des sujets, liés à l'organisation de l'Etat et les services publics, sont soumis au grand débat national et doivent prendre en compte les remontées.

En parallèle, malgré les appels des syndicats à suspendre la réforme et les réticences de plusieurs ministres en coulisses, le gouvernement a continué à avancer sur sa réforme de la fonction publique, jugeant qu'elle n'était pas directement liée au grand débat.

Bercy vient de présenter mercredi son projet de loi aux syndicats de fonctionnaires, hostiles au projet, avant un passage en Conseil des ministres prévu fin mars.

Il prévoit un recours accru aux contractuels, une fusion des instances représentatives du personnel, ou encore le développement des ruptures conventionnelles dans le cadre de plans de départs volontaires.

Si l'objectif chiffré ne figure pas dans le texte, l'exécutif vise également toujours 120.000 suppressions de poste de fonctionnaires (50.000 fonctionnaires d'Etat et 70.000 fonctionnaires territoriaux) d'ici 2022, dont la grande majorité reste encore à réaliser.

Partager cet article :

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2019 Agence France-Presse.

Commentaires

Soyez le premier à réagir à cette actualité !

Ajouter un commentaire

Me prévenir en cas de nouveau commentaire