« Gilets jaunes »: « ce n'est pas par une hausse de la fiscalité qu'on répondra à la colère » (Macron en Conseil des ministres)

Emmanuel Macron en décembre 2015
CC - Flickr / Ecole polytechnique Université Paris

Emmanuel Macron a estimé mercredi en Conseil des ministres que ce n'était « pas par une hausse de la fiscalité qu'on répondra à la colère », alors qu'un retour de la taxe carbone a été défendu par plusieurs membres de la majorité, selon le porte-parole du gouvernement.

« Le président a souligné que nous étions entrés dans ce moment, le 17 novembre dernier, suite à une hausse de la fiscalité et ce n'est sans doute pas par une hausse de la fiscalité qu'on répondra à la colère qui s'est exprimée », a déclaré Benjamin Griveaux.

« Le président de la République l'a rappelé : sa conviction c'est que nous ne sortirons pas d'une crise qui a commencé par un impôt supplémentaire, en en créant un nouveau », a insisté M. Griveaux, pour qui la solution, « c'est plutôt moins d'impôt que plus d'impôt à l'issue de ce débat ».

Selon M. Griveaux, la question posée par le grand débat est davantage celle de « l'accompagnement » des Français que la hausse des taxes.

« Comment on leur permet de pouvoir continuer à bénéficier de mobilités pour pouvoir se rendre sur leur travail, emmener les enfants le matin à l'école, quand on est dans des territoires où on doit faire des kilomètres chaque jour ? », a égrené M. Griveaux. « Comment est-ce que, au fond, cette transition écologique n'est pas l'ennemie de ceux qui ont des kilomètres à faire chaque jour pour pouvoir exercer leur métier ou simplement vivre dans des territoires un peu reculés. C'est cela que le débat doit permettre de trancher », a-t-il insisté.

Emmenés par Matthieu Orphelin, député proche de Nicolas Hulot qui a quitté le groupe LREM la semaine dernière, 86 députés de plusieurs groupes plaident « pour une fiscalité carbone juste socialement », dans une tribune publiée par le Figaro.

La secrétaire d'Etat Brune Poirson avait déclaré dimanche que la taxe carbone, un « outil efficace », reviendrait « peut-être », en fonction des conclusions du débat national.

Le patron de LREM Stanislas Guerini, s'est dit favorable lundi au retour de la taxe carbone à l'issue du grand débat, « à condition (...) que ça ne se fasse pas au détriment des classes populaires ».

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