LR met en garde le gouvernement sur le « dangereux chemin du suicide fiscal »

Un conseiller fiscal
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Les Républicains (LR) « mettent en garde » le gouvernement contre le « dangereux chemin du suicide fiscal » pris selon eux par l'exécutif, après plusieurs déclarations ministérielles sur des pistes d'impôts supplémentaires.

« Depuis quelques jours, dès qu'un ministre prend la parole, c'est pour menacer de taxer davantage les Français », a déclaré lundi l'un des porte-parole de LR, Gilles Platret.

« On a eu ce week-end la secrétaire d'Etat à la Transition écologique qui nous parle du retour possible de la taxe carbone, en négligeant le fait que c'est l'étincelle qui a mis le feu à la France », a-t-il poursuivi, alors que Brune Poirson a déclaré dimanche que ladite taxe, un « outil efficace », reviendrait « peut-être », en fonction des conclusions du grand débat national.

« On nous parle aujourd'hui de taxer les plus-values immobilières sur la vente des résidences principales », a ajouté M. Platret, alors que le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a récemment évoqué cette « piste de travail », mais seulement pour les « très gros biens ».

« Il est également question de raboter, en tout cas de conditionner, les niches fiscales. Le résultat nous le connaissons : c'est une augmentation du taux de prélèvements obligatoires », a développé M. Platret, en réponse aux déclarations du ministre des Comptes publics Gérald Darmanin.

« La seule réponse que ce gouvernement oppose au mouvement des gilets jaunes, qui est inspiré du ras-le-bol fiscal que ressentent tous les Français, c'est plus d'impôts. Nous voudrions vraiment mettre en garde le gouvernement contre cette tentation d'accroître le mal par des remèdes qui sont bien pires que les maux », a dit M. Platret.

« Nous sommes le pays en Europe, et même en OCDE, à connaître le taux de prélèvements obligatoires le plus fort ». « Nous allons cette année (...) connaître le taux de déficit public le plus important de la zone euro. Ça n'est jamais arrivé dans l'histoire française et ça va arriver cette année ».

« Nous préférons entreprendre et penser, avec les Français, une réforme de la marche de l'Etat, qui peut être économe des deniers publics, sans pour autant porter atteinte aux services publics. Tout ça doit se faire évidemment dans la plus grande concertation. Mais la réponse par l'impôt ne sera jamais celle que défendront Les Républicains », a-t-il conclu.

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