La Bourse de Paris en manque de carburant (-0,77%)

Pompe à essence voiture carburant
CC Skitterphoto/pixabay

La Bourse de Paris perdait du terrain (-0,77%) vendredi à mi-séance, les investisseurs restant sur la réserve faute de nouveaux catalyseurs, et en particulier de détails sur le dossier commercial sino-américain.

A 14H07 (13H07 GMT), l'indice CAC 40 se repliait de 36,89 points à 4.768,77 points, dans un volume d'échanges de 1,1 milliard d'euros. La veille, il avait fini en léger repli de 0,16%.

Après une ouverture en petite hausse, la cote parisienne est rapidement repassée dans le rouge, sans parvenir à conserver son avance.

Wall Street s'orientait de son côté vers une ouverture en baisse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average cédait 0,13%, celui de l'indice élargi S&P perdait 0,22% et celui du Nasdaq, à dominante technologique, 0,32%.

« Les marchés boursiers européens sont mitigés ce matin alors que les investisseurs attendent toujours des détails supplémentaires sur les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine qui se sont achevées » mercredi, a souligné dans une note David Madden, un analyste de CMC Markets.

« Les Bourses européennes ont eu un beau parcours ces dernières semaines, et ils semblent désormais reprendre leur souffle, comme si les investisseurs attendaient des nouvelles fraîches concernant la situation sino-américaine avant de prendre une décision », a-t-il complété.

Sur le front du Brexit, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a assuré vendredi que « tous les efforts » devaient être faits pour éviter le scénario d'un divorce sans accord, d'ici un vote crucial de ratification du Parlement britannique prévu mardi. Et la principale organisation patronale britannique, la CBI, a estimé qu'un Brexit sans accord serait « ingérable » compte tenu des conséquences à prévoir sur l'activité des entreprises et l'économie.

Côté indicateurs, la croissance économique au Royaume-Uni s'est un peu ressaisie en novembre, mais continue à manquer de tonus du fait des incertitudes du Brexit.

La croissance du 4e trimestre 2018 en France a été maintenue à un modeste 0,2% par la Banque de France.

En Italie, la production industrielle a diminué de 1,6% en novembre sur un mois, une baisse importante qui survient après des replis de 0,1% en octobre et en septembre.

Outre-Atlantique, l'indice des prix à la consommation (CPI) pour décembre complètera le tableau.

Le gouvernement fédéral américain restait par ailleurs toujours paralysé en raison d'un différend entre Donald Trump –qui refuse de signer un accord budgétaire tant que le Congrès ne financera pas un mur à la frontière avec le Mexique– et les démocrates, opposés à un ouvrage d'art qu'ils jugent inutile.

L'automobile malmenée

Les équipementiers automobiles étaient de nouveau dans la tourmente.

Valeo (-6,79% à 25,25 euros) était plombé par un abaissement de sa recommandation à « réduire » contre « conserver » auparavant par Kepler Cheuvreux.

Faurecia, dont la recommandation a été abaissée jeudi à « vendre » contre « neutre » auparavant par UBS, souffrait également (-3,93% à 33,71 euros), tout comme Plastic Omnium (-4,23% à 21,76 euros), malgré un relèvement de sa recommandation à « achat » contre « neutre » auparavant par UBS.

Michelin cédait 3% à 86,54 euros et Renault 3,32% à 54,73 euros.

Carlos Ghosn, bâtisseur de l'alliance Renault-Nissan, a fait l'objet de deux nouvelles inculpations par la justice japonaise, ce qui prolonge sa détention au Japon. Et son destin chez Renault restait par ailleurs toujours en suspens après qu'un audit interne a conclu à l'« absence de fraude » sur la rémunération des principaux dirigeants du groupe en 2017-2018.

Marie Brizard chutait de 3,85% à 2,75 euros. Le président du conseil d'administration du groupe, Benoît Hérault, a annoncé sa prochaine démission.

Veolia était affecté (-2,90% à 17,72 euros) par un abaissement de sa recommandation à « conserver » contre « acheter » auparavant par Société Générale. Dans son sillage, Suez perdait 3,32% à 11,37 euros.

Saint-Gobain reculait de 2,79% à 28,78 euros après que le groupe a annoncé jeudi la vente de ses activités de transformation et de distribution de verre en Suède et Norvège au fonds d'investissement suédois Mimir Invest AB, dans le cadre de son plan de restructuration.

Air France s'adjugeait en revanche 0,71% à 9,10 euros. La compagnie a signé vendredi avec les syndicats un accord salarial pour ses personnels au sol portant sur l'année 2019 et comprenant notamment « des augmentations individuelles de 1,8% », a annoncé le groupe dans un communiqué.

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