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Impôt, épargne, crédit... Les 10 bonnes résolutions pour votre porte-monnaie en 2019

budget de rentrée
© Richard Villalon - Fotolia.com

Pour commencer 2019 sous de bons auspices, les plus motivés d’entre vous vont probablement profiter de ce début d’année pour faire le point sur leur budget et procéder à quelques ajustements. Voici une liste non-exhaustive des optimisations possibles.

En 2019, vous souhaitez devenir propriétaire de votre logement, partir en voyage à l’autre bout du monde, changer de voiture ou encore amorcer la préparation de votre retraite complémentaire ? Autant de projets qui nécessitent de l'anticipation, d’être budgétisés en amont pour ne pas mettre à mal vos finances. Pour dégager de la trésorerie, vous pouvez probablement procéder à quelques ajustements pour faire baisser vos charges fixes.

1) Faites le point sur vos frais bancaires

Vous avez ou allez bientôt recevoir votre relevé de compte du mois passé. Celui-ci contiendra un récapitulatif de vos frais bancaires acquittés l'an dernier. Regardez-le attentivement : vous pourriez être surpris par leur montant total. Efectivement, d’après notre relevé effectué au 1er janvier 2019, les frais bancaires pour un particulier standard – schématiquement, il possède une carte classique, est rarement à découvert, dispose d’un Livret A et d’un compte sur livret - varient de 30 euros à plus 300 euros par an selon l’établissement. A prestation équivalente, vous pouvez donc réellement faire des économies en faisant jouer la concurrence.

2) Ajustez votre compte en banque à vos besoins

Toutefois, en fonction de votre situation, vous ne pourrez pas toujours changer de banque. Par exemple, pour obtenir votre crédit immobilier, vous avez probablement accepté de domicilier vos revenus dans l’établissement qui vous l’a octroyé. Dans ce cas, il reste tout de même possible d’abaisser vos frais bancaires. Comment ? En changeant de formule de compte. Il n’est en effet pas rare que les conseillers bancaires incitent les clients à prendre une offre groupée de services. Or, ces packages sont rarement avantageux. Ils intègrent en effet souvent des services dont l’utilité est toute relative, à l’image de l’assurance perte et vol des moyens de paiement. De fait, passer à un compte où vous ne paierez que les services que vous utilisez se révèle souvent plus économique. Par ailleurs, les banques traditionnelles sont de plus en plus nombreuses à lancer des offres basiques et peu onéreuses. C’est le cas au Crédit Agricole avec le compte Eko et à la Caisse d’Epargne avec Enjoy, tous deux facturés 2 euros par mois. Attention toutefois, ces offres sont limitées : carte à autorisation systématique, pas de découvert possible… Pas sûr donc qu’elles s'adaptent à vos besoins.

A lire aussi : Eko, Enjoy, Welcome : faut-il craquer pour la banque low cost ?

3) Électricité, gaz et chauffage : vérifiez votre éligibilité au chèque-énergie

Outre les frais bancaires, d’autres charges incompressibles pèsent sur votre budget : énergie, fournisseur d’accès à internet, téléphonie ou encore vos diverses assurances (habitation, auto…).

S’agissant des fournisseurs d’énergie, le montant de la cotisation initiale repose souvent sur des estimations de votre consommation réalisées au moment de la souscription. Celles-ci sont plus ou moins fines. Il suffit de s'être équipé pendant l'année de nouvelles machines pour que cela ait une incidence sur votre consommation énergétique. Résultat, en fin d’année, si vous avez sous-estimé vos besoins, il est possible que la facture de régularisation soit conséquente, remettant parfois en cause l’intérêt financier de la formule choisie. Pour rappel, pour comparer deux fournisseurs, il faut tenir compte avant tout du prix du kilowattheure et de l’abonnement, et non des mensualités mises en avant par l’organisme. Celles-ci reposant sur des hypothèses de consommation.

Pour diminuer votre facture énergétique, en complément de la mise en concurrence des opérateurs, n’oubliez pas non plus de tester votre éligibilité au chèque énergie. Ce dispositif d’aide qui permet aux foyers modestes de payer leurs factures va en effet être élargi. Suite au mouvement des Gilets jaunes, le gouvernement a annoncé qu’il augmentera le nombre de ménages éligibles et le montant de l’aide. Le chèque moyen passera de 150 euros à 200 euros.

A consulter également : Pouvoir d'achat : ce qui change (ou non) en 2019

4) Prime d’assurance en hausse : faites jouer la concurrence

Les arbitrages du gouvernement pour endiguer le mouvement social amorcé en novembre ont également conduit à des évolutions concernant l’assurance santé. Les compagnies se sont engagées à ne pas augmenter les tarifs de leur complémentaire en 2019. Néanmoins, les assurances, tous types confondus, représentent année après année un poste de dépenses de plus en plus important. Pour 2019, le cabinet Fact&Figures anticipe des hausses de prime de 1% à 2% pour l’assurance auto et jusqu’à 5% pour un contrat multirisques habitation. De quoi donc rendre pertinente la remise à plat de vos contrats, en particulier s'ils sont anciens. Pour rappel, au bout d’un an, vous pouvez résilier à tout moment vos assurances automobile ou habitation.

5) Téléphonie et internet : profitez des offres promotionnelles avec vigilance

Quant aux opérateurs internet et de téléphonie, ces derniers font ponctuellement des offres promotionnelles pour attirer de nouveaux clients. Renseignez-vous, c’est peut-être le cas actuellement. Mais attention aux conditions sous-jacentes comme l’obligation de s’engager sur une durée longue. Vérifiez également que votre nouveau fournisseur d’accès à internet vous rembourse les frais de résiliation de votre précédent contrat…. Ces frais pouvant limiter l’intérêt de changer d’offre. Faites également le point sur les services inclus dans vos abonnements internet et téléphone mobile : les opérateurs ont parfois tendance à ajouter de manière plus ou moins cavalière (envoi d'un SMS vous informant d'un ajout de service « sauf avis contraire de votre part ») des options sur votre forfait.

6) Prévoir ses dépenses et recettes : budgétisez votre mois !

Une fois que vous avez fait le point sur vos charges fixes (dépenses précédemment évoquées, mais aussi loyer, alimentation, garderie, transport…), soustrayez-les à vos revenus mensuels. Vous saurez ainsi combien il vous reste pour vos loisirs et comme épargne potentielle. Une épargne généralement essentielle pour concrétiser vos projets.

Pour parvenir à mettre suffisamment de côté, plusieurs outils peuvent être utilisés, telles les tirelires en ligne ou, pour ceux qui préfèrent le papier et le stylo, la méthode japonaise du Kakebo. Cette dernière consiste à lister sur un carnet en début de mois les dépenses prévues, à les classer en 4 catégories (la survie, la culture, les imprévus et le facultatif) et à se fixer des objectifs écrits (diminuer tel poste de dépense, économiser tel montant...). Les nouvelles dépenses sont ajoutées au fil de l’eau, ce qui fait qu’à la fin de mois le calcul du solde et le suivi de ses objectifs sont facilités.

Pour aller plus loin : Reste à vivre : comment maîtriser son budget

7) Épargnez régulièrement

Et concrètement, quel objectif d’épargne vous fixer ? L’association Crésus, qui vient en aide aux personnes endettées, recommande de mettre chaque mois 10% de ses revenus de côté. Dans un premier temps, cette somme sert à se confectionner une épargne de précaution. C’est-à-dire un petit pécule facilement mobilisable en cas de coup dur. Dans un second temps, une fois que l’épargne de précaution atteint 3 à 6 mois de salaire, les 10% mensuels économisés vous permettent de financer vos projets.

8) Adaptez les produits d’épargne à vos projets

De part son utilité – permettre de faire face à une dépense imprévue – l’épargne de précaution doit être logée sur un livret d’épargne réglementée (Livret A, LDD ou LEP) ou sur un livret bancaire, qui lui est fiscalisé. Si ce n’est pour profiter d’une offre de bienvenue, il est actuellement préférable, compte tenu de l’environnement de taux bas, de privilégier un livret défiscalisé.

Ensuite, pour vos projets à moyen terme (voyage, achat immobilier, changement de voiture…), vous pouvez ouvrir une assurance vie. Privilégiez alors les supports peu ou pas risqués comme les fonds euros. En revanche, pour les projets à plus long terme, comme la préparation de la retraite, intégrer quelques unités de compte à votre contrat peut vous permettre de dynamiser votre épargne. Quel que soit le sens que vous voulez donner à vos économies, évitez de souscrire aux assurances vie d’entrée de gamme des banques traditionnelles… Celles-ci figurent traditionnellement en bas des palmarès de rendement et supportent des frais importants.

Quant aux portefeuilles boursiers, ce sont donc des produits de long, voire très long terme (10 ans, 15 ans... ou plus). Les comptes-titres et PEA ne s’adressent qu’aux investisseurs pouvant y consacrer une somme d’argent dédiée, dont ils n’ont pas besoin pour réaliser un projet spécifique.

Lire aussi : Epargne retraite : les 5 conseils d'un professionnel

9) Changez votre assurance emprunteur

Avec la hausse annoncée des taux immobiliers, l’année 2019 ne devrait pas se solder par un afflux massif d’emprunteurs souhaitant renégocier leur taux d’intérêt. Dans ces conditions, l’assurance emprunteur peut être le levier à activer pour diminuer vos mensualités de crédit. En pratique, la délégation d’assurance implique le plus souvent de basculer d’un contrat groupe – celui de la banque qui vous octroie le prêt – à une formule individuelle dont le prix oscille en fonction de vos caractéristiques propres. Concrètement, si vous êtes jeune, en bonne santé, que vous ne fumez pas et que votre métier est sans risque, vous gagnerez vraisemblablement à faire jouer la concurrence.

Ayez toutefois à l’esprit que vous ne pouvez pas changer à tout moment votre assurance emprunteur. La délégation est possible chaque année mais uniquement à la date anniversaire de la signature de l’offre de prêt. Cette échéance a été clarifiée fin novembre dernier par le Comité consultatif du secteur financier (CCSF).

10) Impôt sur le revenu : pensez à actualiser votre situation

Autre changement récent : la mise en place du prélèvement à la source. Pour faire simple, depuis le 1er janvier, votre impôt sur le revenu est déduit directement de votre salaire. En cas de changement de votre situation familiale (mariage, divorce, naissance…) ou financière (baisse ou hausse de salaire), votre taux d’imposition varie. Mais les modifications ne sont pas automatiques. C’est à vous de les signaler dans votre espace en ligne « gérer mon prélèvement à la source ». Si vous ne mettez pas à jour votre situation, vous risquez de payer trop d'impôts et de vous faire rembourser par le fisc seulement à l'été 2020.

Pour plus de détails : Comment changer son taux d'imposition ?

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© cbanque.com / MEF / Janvier 2019