Pouvoir d'achat : Roussel et Brossat (PCF) contre « l'aumône » d'une prime défiscalisée

Fabien Roussel
Fabien Roussel - Capture d'écran LCP

Le PCF s'est élevé vendredi contre la prime défiscalisée exceptionnelle versée par les entreprises envisagée par le gouvernement, une « aumône » et un « moyen de pression sur les salariés » alors que la crise des « gilets jaunes » nécessite « la hausse du SMIC ».

Déjà avancée fin novembre par les chefs d'entreprise du mouvement Ethic, la proposition d'une prime a été mise sur la table mercredi par le président (ex-LR) de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand. Elle a ensuite reçu l'aval du Premier ministre Édouard Philippe, du ministre de l'Economie Bruno Le Maire et de son homologue des Comptes publics Gérald Darmanin.

« Une prime de fin d'année +versée au plus grand nombre (...) en reconnaissance de leur travail+, c'est encore le moyen de mettre la pression sur les salariés », a dénoncé sur Twitter Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord. « Honteux ! Rien à voir avec une hausse des salaires pour toutes et tous ».

« Le gouvernement envisage une prime exceptionnelle qui serait accordée par les entreprises qui le veulent bien aux salariés qui le vaudraient bien », a ironisé la tête de liste communiste aux élections européennes Ian Brossat sur le réseau social. « Les salariés ne veulent pas l'aumône. Ils veulent la juste rémunération de leur travail. Hausse du SMIC ! », a-t-il lancé.

La proposition a en revanche été soutenue par la présidente LR de la région Île-de-France Valérie Pécresse, également « favorable à une hausse du Smic net ».

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