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Natixis : le transfert d'activités vers BPCE inquiète les salariés

Siège du groupe BPCE à Paris
© Thomas Gogny / BPCE

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées lundi devant le siège de la BPCE (Banque Populaire Caisse d'Épargne) à Paris pour protester contre le transfert d'activités de la filiale Natixis vers la maison-mère, craignant la perte de certains acquis sociaux, a constaté une journaliste de l'AFP. Les manifestants étaient aussi appelés à la grève par une intersyndicale (CFTC, CGT, SNB, Unsa).

Le groupe bancaire mutualiste BPCE a annoncé mi-septembre un plan de rachat de plusieurs activités de Natixis, seule filiale cotée en bourse du groupe, et de quatre de ses filiales pour 2,7 milliards d'euros. Ce plan de transfert d'activités, prévu pour la fin du premier trimestre 2019, concerne 2 700 salariés. L'objectif principal de cette journée d'action « est d'obtenir des mesures concernant les statuts des salariés de Natixis qui soient pérennes » car « jusqu'à présent, la direction de BPCE a proposé des accords de transition pour garantir ces statuts pendant trois ans maximum », a dit à l'AFP François Duchet, délégué syndical national CGT chez BPCE.

Une série d'accords d'entreprise, liés notamment au handicap, aux cotisations retraites, à l'intéressement et à la participation serait menacée. Les salariés perdraient leur complément familial, qui représente un complément de rémunération d'environ 200 euros par mois selon François Duchet, ou encore les 500 euros de chèques-vacances annuels. La complémentaire santé Natixis, « meilleure », juge François Duchet, que celle de BPCE, passerait elle aussi à la trappe.

« On risque de perdre tous les acquis sociaux qu'on a gagnés »

« Le plus dur, c'est de se dire qu'on a bossé pour rien : on risque de perdre tous les acquis sociaux qu'on a gagnés lorsque notre filiale s'est rapprochée de Natixis », déplore Charlotte Hanquart, 59 ans, salariée de Natixis Lease et déléguée du personnel CGT. Elle évalue la perte de son épargne salariale à plus de 5 000 euros par an, soit l'équivalent de deux mois et demi de salaire.

Le rassemblement, d'environ une heure, avait lieu à l'occasion d'une réunion de négociations avec la direction de BPCE. Ces négociations « piétinent depuis deux mois et demi », regrette François Duchet. « Des engagements fermes sur les avantages sociaux, pris en septembre, ont été réaffirmés pendant cette réunion et vont être menés avec les partenaires sociaux », a indiqué pour sa part un porte-parole du groupe BPCE à l'AFP. Deux autres centres Natixis étaient également appelés à faire grève lundi, à Reims et à Caen. « Pratiquement 100% du centre de Caen était en grève à partir de 10h30 », selon François Duchet.

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Par la rédaction avec AFP

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