Taxe foncière : les grandes villes où elle a le plus augmenté

Calcul de taxe foncière
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A la différence de la taxe d’habitation, la taxe foncière n’est concernée par aucune réforme en 2018. Elle augmente, dans des proportions variées, dans la plupart des villes et départements.

Les villes, départements et intercommunalités font chaque année ou presque évoluer leur taux de taxe foncière sur les propriétés bâties. En 2018, selon les données collectées par l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), les cotisations départementales ont augmenté de 1,72%, en prenant en compte les majorations de valeurs locatives.

Rien que sur cette part départementale, l’UNPI note un grand écart : +26,32% sur un an en Hautes-Alpes, +17,39% en Lozère, +12,34% dans les Deux-Sèvres et +6,55% en Ille-et-Vilaine. A l’autre extrémité, la part départementale de cette taxe a diminué de 1,83% dans le Morbihan et de 8,99% dans le département du Nord.

Villes : +1,20% environ à Paris, Strasbourg, Lyon…

L’UNPI ne liste pas les évolutions dans les 3 600 communes françaises en 2018 par rapport à 2017, cette association de propriétaires se concentre sur les 50 plus grandes villes pour l'évolution annuelle. Là encore, les hausses franches recensées à Nice ou Villeurbanne (voir l’encadré ci-dessous) contrastent avec les évolutions enregistrées dans la plupart des grandes villes : en 2018, la hausse annuelle se situe ainsi plutôt autour de 1,20% : elle est de 1,16% à Paris, 1,18% à Nanterre et 1,20% au Mans, à Angers, Brest, Strasbourg, Amiens, Dijon, Nantes, Lyon, Bordeaux, Nîmes, Rouen, Le Havre, etc.

A Bordeaux, la taxe foncière augmente de 1,51% et à Toulouse, de 1,21%. La part communale baisse dans une poignée de grandes villes du Nord : Tourcoing (-2,87%), Roubaix (-2,95%), Dunkerque (-2,98%) et Lille (-3,08%). « En moyenne, entre 2017 et 2018, la taxe foncière a augmenté de 1,78 % dans les cinquante plus grandes villes de France », conclut l’UNPI.

Les 10 plus grosses augmentations

  • Nice : +19,32%
  • Villeurbanne : +10,90%
  • Limoges : +4,23%
  • Mulhouse : +4,02%
  • Vitry-sur-Seine : +3,58%
  • Rennes : +3,37%
  • Perpignan : +3,15%
  • Clermont-Ferrand : +2,74%
  • Créteil : +2,17%
  • Toulon : +2,01%

De plus en plus de taxes additionnelles ?

Dans le cadre de son observatoire des taxes foncières, l’UNPI annonce une « multiplication des taxes spéciales additionnelles à la taxe foncière » ces dernières années. Cette association affirme ainsi que le nombre de communes appliquant une « taxe spéciale d’équipement » est passé de 16 550 en 2012 à 18 800 en 2017. Une taxe dont le taux maximum était de 0,93% en 2017, et qui est perçue « au profit d’établissements publics fonciers locaux ou d’Etat ».

S’y ajoute depuis 2015 une « taxe additionnelle spéciale annuelle » (TASA) en Ile-de-France pour les transports en commun franciliens, ou la taxe « Gemapi » dans certaines intercommunalités « qui exercent une compétence en matière de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations ». Créée en 2014, cette taxe « Gemapi » est perçue dans une dizaine de grandes villes en France en 2018, contre seulement trois grandes villes l’année précédente selon cet observatoire.

Prélèvement le 25 octobre pour le paiement à l’échéance

La date limite de paiement de la taxe foncière était fixée au 15 octobre. Les contribuables payant en ligne avaient eux jusqu’au 20 octobre. A savoir : si vous avez opté pour le prélèvement à l’échéance, le paiement au fisc sera effectif ce jeudi 25 octobre.

Pour rappel, en cas de paiement hors délai, l’administration fiscale peut appliquer un intérêt de retard et une majoration.

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© cbanque.com / BL / Octobre 2018