La Bourse de Paris finit en baisse au terme d'une séance terne (-0,35%)

Des hommes en bourse
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La Bourse de Paris a fini dans le rouge mercredi (-0,35%), les investisseurs profitant d'une séance sans forte actualité pour procéder à des arbitrages de portefeuilles.

L'indice CAC 40 a cédé 19,41 points à 5.501,90 points dans un faible volume d'échanges de 2,5 milliards d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,81%.

Après avoir ouvert à l'équilibre, la cote parisienne s'est ensuite inscrite en territoire négatif, dépourvue de moteur pour poursuivre sur sa lancée de la veille.

Les investisseurs toujours présents en ce début de trêve estivale avaient en effet peu de données à se mettre sous la dent, la saison des résultats touchant quasiment à sa fin en France.

« Ce sont des marchés techniques », explique à l'AFP Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille chez Mirabaud France.

« Il y a des rééquilibrages de portefeuilles entre les valeurs qui ont enregistré de bonnes performances depuis le début de l'année, dans le rouge aujourd'hui, et les valeurs en souffrance depuis le début de l'année et qui remontent », ajoute le spécialiste.

Ainsi, les valeurs ayant affiché de solides gains en Bourse ont subi de petites prises de bénéfices, tandis qu'à l'inverse les actions en recul depuis plusieurs mois ont bénéficié d'achats à bon compte.

Par ailleurs, le conflit commercial entre Pékin et Washington continuait d'inciter à la prudence, mais sans développement majeur ce mercredi. Mardi, l'administration Trump a confirmé des droits de douane supplémentaires de 25% sur un total de 50 milliards de dollars de produits chinois, effectifs à partir du 23 août.

Dans ce contexte, la Chine a dévoilé mercredi que ses exportations ont bondi plus fort qu'attendu en juillet tandis que son excédent commercial avec les Etats-Unis ne diminuait que légèrement, signe que les droits de douane punitifs imposés par Washington n'ont encore qu'un impact limité.

Casino pénalisé par une note d'analyste

Toujours sur le front des indicateurs, les Etats-Unis ont dévoilé les chiffres des stocks de pétrole brut, qui ont reculé un peu moins fortement que prévu la semaine dernière, tandis que la production a baissé pour la deuxième semaine de suite.

De ce côté-ci de l'Atlantique, la Banque de France a indiqué tabler sur une légère accélération de la croissance française au troisième trimestre à 0,4%, après le trou d'air des six premiers mois de l'année.

En matière de valeurs, Atos a tenté de rebondir (+0,56% à 100,50 euros) après avoir plongé de plus de 10% la veille, après une note de Credit Suisse suggérant que des « arrangements financiers » avaient permis d'augmenter les liquidités d'Atos. Le groupe technologique a affirmé mercredi être en total désaccord avec l'interprétation du Credit Suisse.

Casino a été lourdement pénalisé (-6,01% à 32,24 euros) par un abaissement de sa recommandation à « sous-performance » contre « performance de marché » auparavant par un analyste de Bernstein. En réponse, Casino a publié un communiqué rejetant les conclusions de Bernstein quant à l'impact sur sa trésorerie de ses partenariats avec ses magasins franchisés en France.

Les actions du secteur pétrolier ont souffert du repli des cours, à l'instar de TechnipFMC (-2,55% à 26,37 euros) et de Total (-0,82% à 55,50 euros).

LVMH a subi des prises de bénéfices (-1,29% à 299,40 euros), après avoir engrangé 22% de gains depuis le début de l'année.

Air France-KLM a de son côté gagné 2,27% à 9 euros. Selon le journal Le Monde, le numéro deux de la compagnie aérienne Air Canada, Benjamin Smith, a été choisi par le comité de nomination d'Air France-KLM pour succéder à Jean-Marc Janaillac à la tête du groupe franco-néerlandais.

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