Crédit Foncier : vent d'inquiétude en vue de la disparition de l'enseigne

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Siège du groupe BPCE à Paris
© Thomas Gogny / BPCE

Hier, BPCE a annoncé un « projet d’intégration des activités et des équipes du Crédit Foncier » au sein du groupe. Un projet vertement critiqué par l’intersyndicale, qui évoque des salariés « choqués et consternés ».

Dans un communiqué cosigné par des représentants de la CFE-CGC, de la CFDT, de CFTC, SU-SNA et FO, l’intersyndicale dénonce un manque de concertation et d’importants risques pour l’emploi, malgré la teneur rassurante du communiqué diffusé la veille par BPCE sur le devenir des salariés.

« Toutes les options ont-elles vraiment été étudiées, ainsi que leur impact sur l’avenir réservé aux 2 400 salariés ? », interrogent les syndicats du Crédit Foncier dans le communiqué. En ajoutant : « L’intersyndicale en est certaine : la réponse est non. » Malgré la promesse d’une proposition de poste pour tous les salariés au sein de BPCE, ces syndicats estiment ainsi que « 2 200 emplois pourraient être supprimés ».

Les responsables syndicaux co-signataires comptent donc s’opposer à « ce projet dangereux pour l’écosystème immobilier en France » et en appellent à « d’autres solutions » qu’ils estiment encore « possibles ».

Plus d’infos sur les annonces de BPCE : La fin du Crédit Foncier se précise

Des courtiers en crédit dans l’expectative

La disparition du Crédit Foncier aura aussi un impact sur l’activité des sociétés de courtage en crédit immobilier. Cette enseigne spécialisée est en effet à la fois un recours pour les foyers à revenus modestes et pour les investisseurs locatifs, comme le souligne le réseau Vousfinancer dans un communiqué diffusé ce mercredi : « Le Crédit Foncier offre des solutions de financement sur durées longues et sans apport à des profils d’emprunteurs qu’aucun autre établissement n’accepterait… », avance Jérome Robin, directeur général de l’enseigne.

La porte-parole de Vousfinancer Sandrine Allonier ajoute elle que le Crédit Foncier est le « leader du financement de l’investissement Pinel avec une part de marché proche de 25% mais aussi du financement des SCPI ». Elle s’interroge donc sur la capacité des grands réseaux bancaires à « prendre le relais » sur ces marchés spécifiques.

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© cbanque.com / BL / Juin 2018