L'Assemblée valide le projet de loi de règlement du budget 2017

  • cBanque avec AFP
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Les drapeaux à l'Assemblée nationale
© Assemblée nationale

L'Assemblée nationale a approuvé dans la nuit de mercredi à jeudi le projet de loi de règlement du budget 2017 qui entérine le retour de la France sous les 3% de PIB de déficit public.

« Avec un déficit des administrations publiques à 2,6% du PIB, la France respecte pour la première fois depuis une décennie ses engagements européens », s'est félicité le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, y voyant « une première étape dans le redressement des finances publiques ». A la suite de ces chiffres, la Commission européenne a proposé fin mai de clore la procédure pour déficit excessif ouverte contre la France en 2009, sortie qui devrait être effective en juillet.

Le rapporteur général du Budget Joël Giraud (LREM) a rappelé que le nouveau gouvernement avait pris au second semestre 2017 « des mesures exceptionnelles portant sur plus de 5 milliards d'euros pour faire face aux importantes sous-budgétisations relevées par la Cour des comptes dans son audit sur la situation des finances publiques ». Le gouvernement avait également mis en œuvre le remplacement de la taxe à 3% censurée par le Conseil constitutionnel pour 5 milliards d'euros, soit plus de 0,4 point de PIB.

Opposition à gauche comme à droite

Le président LR de la commission des Finances Eric Woerth a critiqué une « amélioration du déficit public qui repose exclusivement sur sa composante conjoncturelle ». « Ce n'est pas l'action du gouvernement qui a contribué à la diminution du déficit, mais ce sont les ménages français et les entreprises qui ont participé directement et puissamment à cet effort », a-t-il dit. Les socialistes ont également voté contre ce projet de loi de règlement bien qu'il soit issu de la loi de finances pour 2017 votée sous l'ancienne majorité.

« Nous considérons que celle-ci a été dénaturée par le plan d'économies décidé par le gouvernement l'été dernier », a argumenté Marie-Noëlle Battistel, en citant la baisse des APL et des emplois aidés, des « coups de rabots » également dénoncés par communistes et insoumis.

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Par la rédaction avec AFP

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