Logement : le gel des APL n'a « rien de caché » (Mézard)

  • cBanque avec AFP
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Jacques Mézard en 2017
Jacques Mézard - DR Cheick Saidou

Le gel des aides au logement (APL) cette année, dénoncé par des associations et l'opposition de gauche, n'a « rien de caché », a déclaré mardi Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des Territoires, soulignant qu'il figurait dans le budget 2018.

La fondation Abbé-Pierre, qui lutte contre le mal-logement, a mis en avant en début de semaine une mesure figurant dans le budget voté à la fin de l'année dernière : elle gèle, de fait, les APL en annulant leur revalorisation sur l'évolution moyenne des loyers calculée par l'Insee. La fondation estime que la mesure coûterait en moyenne près de cinq euros aux ménages bénéficiant de l'APL. Elle juge qu'elle se « surajoute » à la baisse du même montant décidée l'an dernier, à l'origine d'une vaste controverse qui avait marqué les premiers mois du quinquennat d'Emmanuel Macron.

« Il n'y a absolument rien de caché », s'est agacé mardi Jacques Mézard, lors d'un entretien avec des journalistes en marge de la signature d'une convention entre le ministère et le réseau Procivis, spécialiste de l'acquisition à la propriété. « Toutes les décisions (...) ont été votées en toute transparence », a-t-il affirmé, soulignant au passage qu'« il ne s'agit pas d'une baisse (...) mais tout simplement d'une non-augmentation. »

Coups de rabot assumés

Les calculs de la Fondation Abbé-Pierre ont, en tout état de cause, donné du grain à moudre à l'opposition de gauche qui s'est, elle aussi, empressée de faire le lien avec la baisse des APL. « Ils ont dit que c'était une connerie, et ils la réitèrent : c'est un scandale d'État », a déclaré le député communiste Sébastien Jumel à l'Assemblée nationale mardi.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, avait jugé l'été dernier qu'il n'était « pas intelligent » de procéder à une telle baisse, la renvoyant aux décisions du précédent gouvernement et la qualifiant de « coup de rabot ». « Des coups de rabot, je ne connais pas un gouvernement qui n'en a pas mis en place », a reconnu mardi Jacques Mézard auprès d'un journaliste de l'AFP. « On fera en sorte de ne plus en avoir à partir de 2019. »

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Par la rédaction avec AFP

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