Gérald Darmanin refuse « les leçons de social »

Gérald Darmanin en 2015
CC - Flickr / UMP Photos

Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics, a ironisé jeudi sur les « leçons de social », affirmant ne pas avoir « démontré un front anti-social » dans son action à Bercy, cinq jours après la diffusion d'une note d'économistes proches d'Emmanuel Macron demandant un rééquilibrage social de sa politique.

« Les leçons de social ça me fait bien marrer », a déclaré le ministre dans l'émission « Questions d'info » LCP-Le Point-AFP, alors qu'il était invité à commenter une note confidentielle adressée à l'Elysée, et publiée par Le Monde samedi, des économistes Philippe Aghion, Philippe Martin et Jean Pisani-Ferry, qui regrettent que « la lutte contre les inégalités d'accès » ne soit pas plus apparente dans la politique du gouvernement.

« Toute opinion publique est bonne à entendre et toute critique est à écouter », a assuré M. Darmanin, regrettant toutefois que « les notes confidentielles sont publiées ». « Sans doute y a-t-il peut-être une arrière pensée politique derrière la publication », a-t-il lancé.

Toujours selon Le Monde, les économistes regrettent que « les ministres politiques sont étiquetés à droite et (...) le message social peine à trouver une voix forte à l'intérieur du gouvernement ».

« Il y a ceux qui ont une vision livresque du social, et il y a ceux qui la vivent », a estimé M. Darmanin, mettant en avant son expérience passée en tant de maire de Tourcoing.

« La subvention n'a jamais corrigé les inégalités sociales, elle a donné bonne conscience à ceux qui, en chambre entre Saint-Germain-des-Prés et le 7e arrondissement, se disent il faut faire sans doute plus de social, et peut-être que cette conscience est positive (...) mais sur le terrain je constate c'est que ce qui manque aux Français c'est du travail », a défendu le ministre.

« Je ne pense pas avoir démontré un front anti-social puisque j'ai même été celui qui pousse le plus les heures supplémentaires à rentrer dans le budget de la Nation, (...) qui a défendu la baisse de la fiscalité pour tous les Français c'est-à-dire la taxe d'habitation », a-t-il justifié.

Le ministre a en revanche reconnu de possibles « erreurs » : « Sur la question de la CSG, peut-être sur la fiscalité locale (...) c'était peut-être une erreur de ne pas prendre le temps de la pédagogie puisque après, vous le perdez en explication », a-t-il jugé.

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