L'Assurance retraite gagnera 900 postes d'ici 2022 suite à la disparition du RSI

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Un dossier complémentaire retraite
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La Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) a annoncé jeudi la signature d'une nouvelle convention avec l'Etat, qui se traduira par un gain de 900 postes grâce à l'intégration d'une partie des agents de l'ex-Régime social des indépendants (RSI).

La convention d'objectifs et de gestion (COG) pour la période 2018-2022 a été signée lundi par les ministres des Comptes publics, Gérald Darmanin, et des Solidarités, Agnès Buzyn, a précisé la Cnav dans un communiqué. Ce document fixe douze priorités, dont celle d'« accroître la performance économique de la branche retraite » de la Sécurité sociale, qui emploie près de 13 000 personnes.

« Nous devrons rendre près de 900 postes sur 5 ans », a précisé le directeur de la Cnav, Renaud Villard, dans une déclaration transmise à l'AFP. « D'un autre côté, nous accueillerons plus de 1 800 collaborateurs, en raison notamment de l'évolution de la sécurité sociale des indépendants », qui a remplacé le RSI depuis le 1er janvier et dont les agents seront répartis d'ici fin 2019 entre les branches retraite, maladie et recouvrement de la Sécu. « Au final, les effectifs de l'Assurance retraite augmenteront donc de plus de 900 postes », a-t-il ajouté.

Une majorité de demandes de retraite en ligne en 2022

La COG identifie d'autres « leviers » pour « optimiser (les) coûts de gestions », comme les « mutualisations » avec d'autres administrations et caisses de retraite, mais aussi les « opportunités d'externalisation ou de déport sur les assurés ». La Cnav prévoit ainsi de développer de nouveaux services numériques « pour que l'assuré ait la possibilité d'effectuer ses démarches en ligne de bout en bout »: demande de réversion, rachat de trimestres, rectification de carrière, paiement des indus...

Pour les pensions de droit direct, la proportion de demandes de retraite effectuées via internet devra passer de 25% en 2018 à 55% en 2022. Par ailleurs, des investissements informatiques devront permettre de réduire la fraude et les erreurs dans le calcul des pensions.

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Par la rédaction avec AFP

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