Renseignement financier : l'activité de Tracfin en forte augmentation en 2017

  • cBanque avec AFP
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Le service de renseignement financier Tracfin a vu son activité augmenter à nouveau fortement en 2017, dans un contexte de mobilisation croissante des « professionnels déclarants », a indiqué mardi le ministère des Comptes publics.

Cet organe rattaché à Bercy, qui lutte contre le blanchiment d'argent, la fraude aux finances publiques et le financement du terrorisme, a collecté sur l'ensemble de l'année près de 68.700 informations. C'est 10% de plus qu'en 2016 et 59% de plus qu'en 2015, précise dans un communiqué le ministère, pour qui ce chiffre « témoigne d'une prise de conscience et d'une mobilisation continue, année après année, des professionnels déclarants ».

Sur cette même période, l'agence de Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins (son nom complet), chargée de recueillir et analyser les renseignements financiers, a réalisé 12.518 enquêtes. « Ces enquêtes ont débouché sur l'externalisation de 2.616 notes, soit 891 notes à l'autorité judiciaire et 1.725 notes aux administrations partenaires », notamment l'administration fiscale et les douanes.

Des professionnels plus mobilisés

L'activité de Tracfin – le plus petit des services de renseignement français, avec près de 151 agents – est en hausse constante depuis plusieurs années, dans un contexte de lutte contre le financement du terrorisme. Cette hausse « est la conséquence de la mise en place de nouveaux instruments juridiques notamment par l'accès direct à certaines bases de données » et « de nouvelles méthodologies de travail facilitant le partage de l'information », souligne Bercy.

Une quarantaine de professions ont l'obligation de déclarer à l'agence les sommes ou opérations qui leur semblent litigieuses, parmi lesquelles les banques, les assurances, les notaires, les agents immobiliers ou encore les cercles de jeux. Lors de son précédent rapport annuel, l'agence – qui a fêté ses 25 ans en 2015 – avait déploré le manque de mobilisation de certaines professions dans la lutte contre le blanchiment d'argent, notamment les expert-comptables, les marchands d'art et les avocats.

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Par la rédaction avec AFP

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