#fintech : Pledg facilite les achats en ligne à plusieurs

Benoît Liénart et Nicolas Pelletier, co-fondateurs de Pledg
Benoît Liénart et Nicolas Pelletier, co-fondateurs de Pledg - DR

Réserver un appart’ pour un week-end entre amis, acheter des billets pour un match ou un nouveau lave-linge pour la colocation : autant de situations qui nécessitent d’avancer de l’argent et de solliciter le remboursement des co-acheteurs. Une corvée que Pledg, nouvelle solution de paiement, vous permet d’éviter. Entretien avec son cofondateur, Nicolas Pelletier.

Comment vous est venue l’idée de lancer Pledg ?

Nicolas Pelletier : « De deux constats. Le premier : les gens aiment faire des choses à plusieurs, partager des colocations, des voyages, des spectacles. Le second : les cagnottes traditionnelles ne sont pas adaptées à l’e-commerce. D’où l’idée de créer un moyen de paiement destiné à ceux qui veulent éviter d’avancer l’argent et s’embêter ensuite à se faire rembourser. »

Comment fonctionne Pledg, plus concrètement ?

N.P. : « Une fois intégré par le e-commerçant, Pledg apparaît parmi les moyens de paiement disponibles pour régler son panier. Nous demandons alors à l’acheteur pivot de fournir les adresses mail des personnes avec qui il souhaite partager le paiement. Pledg se charge de payer le commerçant et de notifier les co-acheteurs, par mail aujourd’hui, bientôt par SMS. Ils ont alors 48 heures pour régler leur part, par carte bancaire. S’ils tardent, Pledg les relance automatiquement. Mais généralement, les gens réagissent très vite. »

Que se passe-t-il si un co-acheteur ne paye pas ?

N.P. : « Dans ce cas, c’est le leader qui est débité de la somme manquante. C’est toutefois très rare : depuis notre lancement, le cas ne s’est encore jamais présenté. »

Quels sont les principaux cas d’usage que vous avez repéré ?

N.P. : « Nous apportons une valeur ajoutée dans trois domaines. Le premier est l’achat de places de concerts, de théâtre ou de matches. Si l’on veut être assis à côté de ses amis, il est nécessaire d’acheter les places en une fois. Le deuxième est le voyage, la réservation de logements ou de transports en particulier. Le troisième est le commerce de détail : achats groupés pour un coloc, petits cadeaux communs, etc. »

Quel est le modèle économique de Pledg ?

N.P. : « Le service est gratuit pour l’utilisateur. Le marchand, lui, paye une commission de 2%. »

Comment convaincre les marchands d’adopter Pledg ?

L'intérêt pour le commerçant : les données clients

N.P. : « Proposer un nouveau mode de paiement n’est effectivement pas anodin pour un marchand. Nous travaillons d’ailleurs à développer un système de carte virtuelle qui permette d’utiliser Pledg partout, sans nécessité d’intégration sur le site. L’intérêt pour le commerçant, ce sont les données clients. Sans Pledg, il n’aurait connaissance que de la personne qui a réglé l’achat commun. Avec Pledg, nous lui fournissons les données qualifiées sur l’ensemble des acheteurs. »

Quels sont vos objectifs de développement ?

N.P. : « Depuis notre lancement effectif, début 2018, nous avons traité 50 000 euros de flux. Nous espérons parvenir à 6 à 10 millions d’euros à la fin de l’année. Pour cela, ils nous faut convaincre au moins 6 grands e-commerçants. Nous sommes déjà en discussions avancées avec une vingtaine d’entre eux. Nous espérons aussi accélérer le déploiement en proposant notre solution de cartes virtuelles aux banques, qui pourraient proposer directement ce service innovant à leurs clients. »

Fiche d'identité : Pledg
ActivitéSolution d'e-paiement
Site webwww.pledg.co
Date de création2016
Date de lancement2017
Clientèle viséeSites web marchands
Marché viséFrance et international
AgrémentAgent d'un établissement de paiement
Capital8 370,64€
Chiffre d'affairesNC
Nombre de clients4 à date, 10 en cours de négociation
Effectif actuel10
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© cbanque.com / Propos recueillis par VM / Mars 2018