Foncière des Régions : rentabilité dopée par les hôtels en Europe et le résidentiel allemand en 2017

Une photo de Berlin
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Foncière des Régions (FDR) a bouclé une excellente année 2017, marquée par un développement accéléré dans les hôtels à Barcelone, Madrid et Berlin, mais aussi le résidentiel allemand, qui a amélioré ses rendements locatifs et renforcé son patrimoine.

L'an dernier le résultat net récurrent a progressé de 10% à 391 millions d'euros, tandis que le bénéfice net part du groupe bondissait de 17% à 914 millions d'euros, selon les chiffres publiés mercredi par la société.

Pour 2018, FDR table sur un résultat net récurrent (EPRA) par action en hausse d'environ 3% et annonce dans un communiqué, vouloir lancer 900 millions d'euros de nouveaux projets en bureaux.

La valeur de son patrimoine a progressé de 10% à 21 milliards d'euros (13 milliards en part du groupe), ce qui comprend un portefeuille hôtelier de 4,8 milliards d'euros. Il est centré sur de grandes métropoles européennes : Paris, Berlin et Milan en concentrent 62%.

En 2017 Foncière des Régions a renforcé son ancrage dans ces grandes villes, en investissant 1,8 milliard d'euros principalement dans les bureaux à Paris et Milan, le résidentiel à Berlin mais aussi les hôtels à Barcelone et Madrid avec le rachat pour 559 millions d'euros, de 17 hôtels 4 et 5 étoiles.

La société a aussi livré 12 actifs, soit 89.000 m2 de bureaux et 683 chambres d'hôtels.

Des options d'achat de quatre hôtels à Berlin, Hambourg, Amsterdam et Amersfoort ont été signées avec NH Hotels, un investissement de 111 millions d'euros au rendement locatif de 5,7%.

« Nos résultats sont tous en progression, et meilleurs que nos prévisions », souligne auprès de l'AFP son directeur général Christophe Kullmann. « Nous sommes devenus européens, grâce à un recentrage accéléré sur de grandes métropoles : nous avons beaucoup investi à Berlin, et en Espagne » où FDR a profité de la reprise économique l'an dernier.

La foncière détient ainsi les murs d'hôtels des enseignes AccorHotels, B&B, Carlson-Rezidor, InterContinental, Starwood-Marriott, NH, Motel One, Meininger.

En parallèle FDR a cédé 1,4 milliard d'actifs, « avec une marge moyenne de 8% », précise-t-elle, et divisé par deux son « exposition à Telecom Italia, en Italie », un portefeuille de bureaux à la rentabilité inférieure à celle du reste de son patrimoine.

Les activités dites « non stratégiques » - commerces en France (enseignes Jardiland, Courtepaille, Quick...) et en Italie, résidentiel en France -, ne représentent plus que 6% du patrimoine.

Quant aux revenus locatifs, ils ont globalement progressé de 2,5% à 588,9 millions d'euros en part du groupe, mais baissé dans les bureaux, de 5,4% en Italie (à 87,3 millions d'euros) et de 1,1% en France (246,9 millions).

En revanche, les revenus locatifs part du groupe ont bondi de 29,5% à 76,8 millions d'euros dans les hôtels en Europe grâce aux acquisitions (+3,2% à périmètre constant) et de 9,6% dans le résidentiel en Allemagne (à 144,2 millions, et +4,2% à périmètre constant).

FDR développe des « espaces flexibles » et des lieux de « coworking » dont la conception « utilise les codes hôteliers » précise M. Kullmann, qu'il gère en direct - il vise 70.000 m2 à l'horizon 2022. Et en Allemagne, « les revenus des logements en colocation » -il vise 3.000 chambres à Berlin- « dépassent de plus de 50% ceux des logements traditionnels ».

Le taux d'occupation du patrimoine était à un plus haut historique de 98% fin décembre.

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