Le Maire : « Pas de nouvel impôt » pour compenser la fin de la taxe d'habitation

  • cBanque avec AFP
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Bruno Le Maire en 2017
Capture d'écran - RTL

Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a assuré vendredi qu'il n'y aurait « pas de nouvel impôt pendant le quinquennat », malgré la suppression totale de la taxe d'habitation, que le gouvernement envisage de mettre en œuvre d'ici 2020.

« Il n'y aura pas de nouvel impôt en France pendant le quinquennat, je m'y engage », a déclaré le ministre sur BFMTV et RMC. « On ne supprime pas un impôt pour en rétablir un autre. On ne prend pas dans la poche des Français ce qu'on vient de leur donner de l'autre main », a-t-il ajouté.

Invitée jeudi de l'émission « Questions d'info », Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, avait évoqué la possibilité d'un nouvel « impôt plus juste » pour compenser la suppression de la taxe d'habitation. « Il faut parler de réforme fiscale et d'impôt plus juste », a déclaré jeudi la ministre, sans toutefois donner de calendrier précis pour la mise en place de la mesure. « Ca doit s'emboîter (avec) la fin de la taxe d'habitation », a-t-elle simplement fait savoir.

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Dans la soirée, la ministre a toutefois rétropédalé, en indiquant sur Twitter que la taxe d'habitation ne serait « pas remplacée par un autre impôt ». « La fiscalité locale sera entièrement repensée », a-t-elle souligné.

Près de 20 milliards d'euros à compenser

Selon Bruno Le Maire, la suppression totale de la taxe d'habitation, qui devrait prolonger la suppression d'ores et déjà votée de cet impôt pour 80% des Français d'ici 2020, devrait coûter « près de 20 milliards d'euros », soit deux fois plus que la réforme d'ores et déjà entérinée.

Les 80% actuels « sont financés sur le budget de l'Etat, qui compense à l'euro près pour les collectivités locales la perte de recettes fiscales », a souligné le ministre, ajoutant que l'Etat trouverait pour le reste des solutions, sans créer de nouvelle taxe. « Le Président de la République avait lui même indiqué il y a quelques mois qu'on pouvait envisager d'attribuer une part de recettes déjà existantes, par exemple une part de la CSG », au financement de cette mesure, a-t-il souligné, estimant que Mme Gourault avait été sans doute « mal comprise ».

Dans le budget pour 2018, le gouvernement a entamé la suppression par étapes de la taxe d'habitation pour 80% des ménages à l'horizon 2020. Fin décembre, en promulguant le texte, le président Emmanuel Macron a exprimé son souhait d'abandonner cet impôt pour la totalité des Français dans les mêmes délais.

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