Assurance-vie : Nalo et Generali promettent une gestion pilotée « sur-mesure »

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Guillaume Piard
Guillaume Piard - DR Nalo

Une assurance-vie « 100% dématérialisée », avec une gestion sous mandat basée sur les ETF : Nalo Patrimoine se lance sur un créneau aujourd’hui occupé par Yomoni et WeSave. Avec une différence notable, l’identité de l’assureur : Generali. Ce dernier permet selon Guillaume Piard, président de Nalo, d’offrir une gestion financière « sur-mesure » et multi-projets à ses clients.

Vous définissez-vous comme robo-advisor ?

Guillaume Piard : « Cette appellation, robot-conseiller en français, n’est pas très jolie mais, oui, nous entrons bien dans cette catégorie de fintechs. Je tiens en revanche à préciser que nous ne cherchons pas à profiler les clients et à les coller dans des cases numérotées de 1 à 10, en fonction de l’échelle de risques. Nous proposons du sur-mesure (1), avec une allocation d’actifs adaptée à chaque client, et pour plusieurs de ses projets si besoin. Le tout dans un seul contrat, 100% dématérialisé. »

Plusieurs projets, et donc plusieurs allocations, pourront donc être contenus dans un même contrat ?

Plusieurs projets « dans un seul contrat »

G.P. : « Oui, notre technologie et notre assureur Generali Vie permettent cette approche multi-projets. Chaque client détaille des éléments concrets en fonction de chaque projet d’épargne : âge, horizon du projet, régularité des versements, quelle somme allouée, etc. A partir de là, nous élaborons une allocation d’actifs. Ensuite, notre métier est de sécuriser les actifs à l’approche de l’échéance. La gestion sera donc différente pour un projet mobilisant toute l’épargne accumulée, comme un achat donné au bout de 8 ans, ou pour la préparation à la retraite : dans ce dernier cas, l’échéance sera lointaine et plus diffuse, ce qui permettra une plus grande prise de risque financière. »

Peut-on définir plusieurs projets dès la souscription ?

G.P. : « Pour les prospects, afin de ne pas alourdir le processus de souscription, nous sommes sur un premier projet. Ensuite, une fois l’ouverture réalisée, il est possible d’ajouter autant de projets que souhaité. »

Sans grille de profils, sur quelle base communiquerez-vous vos performances, le nerf de la guerre sur le marché de la gestion pilotée ?

G.P. : « Il est trop tôt pour répondre à cette question. Je pense que nous essaierons de livrer des performances pour quelques niveaux de risque type, comme 80% d’actions par exemple. »

Vous allez forcément être comparés à Yomoni et WeSave, assurés par Suravenir… Sont-ils vos principaux concurrents ?

Se confronter sur « le service global », pas « sur les frais ou le ticket d’entrée »

G.P. : « Nous faisons partie du même écosystème. Je n’appelle pas cela de la concurrence puisque nous voulons évangéliser le marché ensemble. Nous avons choisi Generali, leader de l’assurance-vie en ligne, parce qu’il est capable de mettre en œuvre le sur-mesure que l’on imagine. Cet assureur dispose d’une technologie qui nous permet de traiter une infinité de profils, pas 10 profils standard. Notre approche personnalisée, c’est celle de la banque privée. »

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Avec des frais de 1,65%, vous êtes légèrement plus chers que WeSave et Yomoni… Et votre ticket d’entrée est plus élevé, à 5 000 euros en l’absence de versements programmés.

G.P. : « Sur les frais, nous nous tenons dans un mouchoir de poche. Concernant le ticket d’entrée, pour le lancement, nous allons proposer – et pérenniser - une offre accessible dès 1 000 euros, sans nécessité de versements programmés. Me battre sur les frais ou le ticket d’entrée, cela ne m’intéresse pas ! Nous nous alignons donc globalement sur les autres acteurs sur ces points. Notre volonté est de confronter le service global. D’ailleurs, à partir de 250 000 euros, un conseiller privé accompagne nos clients. Et nous sommes les seuls à proposer une approche multi-projets au sein d’un même contrat, ce qui permet de conserver la maturité fiscale de votre assurance-vie si vous faites évoluer l’horizon de vos projets, ou si vous en fixez un nouveau au bout de quelques années de détention. »

Pourquoi vous concentrer sur l’assurance-vie ?

« 1 milliard d’euros d’encours sur 5 ans, pour 50 000 clients »

G.P. : « Notre ambition est de devenir une référence de l’investissement intelligent en France mais nous sommes une start-up : nous nous concentrons donc d’abord sur l’assurance-vie. Ensuite, nous pourrons réfléchir à d’autres produits, en fonction des besoins des clients. »

Quels sont vos objectifs ?

G.P. : « Environ 1 milliard d’euros d’encours sur 5 ans, pour 50 000 clients. »

(1) Une fois le questionnaire pré-ouverture rempli, lequel comporte les questions réglementaires relatives à la connaissance du risque, et quelques questions plus personnelles, une simulation d’investissement est proposée et envoyée par email. A la rubrique « profil investisseur », Nalo recommande alors une allocation plus ou moins dynamique, et chiffre le pourcentage d’actions conseillé, en détaillant par ailleurs une simulation de portefeuille.

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© cbanque.com / Propos recueillis par BL / Novembre 2017