La fédération du bâtiment regrette une « musique de fond » anti-immobilier

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Vieille maison en rénovation
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Le président de la Fédération française du bâtiment (FFB) a critiqué vendredi une « musique de fond » défavorable du gouvernement sur l'immobilier, avant la venue dans la journée d'Emmanuel Macron au forum annuel de l'organisation.

« Il y a une petite musique de fond qui (ne) nous plaît guère en ce moment sur l'immobilier en général », a déclaré Jacques Chanut, président de la FFB, interrogé sur la radio RMC. Jacques Chanut a regretté plusieurs mesures de la politique du logement du gouvernement, craignant qu'elles ne brisent la dynamique d'un secteur en train d'effectuer peu à peu sa reprise après des années difficiles dans la foulée de la crise financière et économique mondiale de 2008.

Il a évoqué le recentrage de l'impôt sur la fortune (ISF) sur le patrimoine immobilier, la réduction du périmètre géographique du prêt à taux zéro, ainsi que l'exclusion des travaux de remplacement des fenêtres, portes et volets du crédit d'impôt transition énergétique (CITE).

« Le logement serait une valeur de rente, de richesse ostentatoire »

« Ça crée un climat qui est en train d'entamer un peu (la) confiance en l'avenir et c'est bien dommage parce que (...) nos clients ont confiance en l'avenir », a-t-il prévenu. Sur l'ISF, notamment, Jacques Chanut estime que, dans la vision du gouvernement, « le logement (...) serait une valeur de rente, de richesse ostentatoire ». De fait, l'exécutif justifie la transformation de l'ISF en « impôt sur la fortune immobilière » (IFI) comme un encouragement à investir dans l'« économie réelle » pour les contribuables les plus aisés.

Dans ce contexte, le président de la FFB a exprimé son scepticisme avant la venue dans l'après-midi du président de la République, Emmanuel Macron, à l'événement annuel de l'organisation à Paris. « Il va sans doute venir avec un discours plein d'entrain et nous demandant de croire en l'avenir », a dit Jacques Chanut. « Mais c'est pas tellement nous qui avons du mal à croire en l'avenir. Il faut que ça soit nos clients qui, eux, aient cette confiance-là, et cette possibilité de se financer. »

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Par la rédaction avec AFP

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