Yachts et ISF : Castaner laisse les parlementaires « corriger » les « anomalies »

  • cBanque avec AFP
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Castaner lors de la présentation PLF2018
Capture d'écran - Porte-parole du gouvernement

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a déclaré mardi qu'il faisait « confiance aux parlementaires » pour répondre aux critiques sur l'exemption de taxation de l'ISF des biens de luxe, tels les yachts, mais « sans dénaturer » la réforme de l'impôt sur la fortune.

« Moi, je fais confiance aux parlementaires pour faire des propositions qui vont dans le bon sens », a répondu sur CNews le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, interrogé sur la possibilité d'un amendement pour taxer ces biens ostentatoires. « Il faut garder à ce nouvel impôt de solidarité sur l'immobilier (IFI) son caractère simple, mais il y a effectivement des anomalies, et les yachts, les avions privés, sont autant de sujets qui peuvent faire l'objet d'une taxation », a-t-il poursuivi. « Il faut qu'on trouve cela sans dénaturer la modification de l'ISF, mais en même temps en n'acceptant pas ces abus-là d'un point de vue fiscal ».

« La recette sera de toute façon assez faible sur ces sujets, mais on est dans un symbole », a-t-il noté, chiffrant à « moins d'une centaine » le nombre de jets privés, « qui sont propriété généralement des entreprises », et à « quelques dizaines » le nombre de bateaux de plus de 24 mètres. « Il y a des emballements médiatiques à certains moments, mais il faut savoir y répondre », a encore dit Christophe Castaner, estimant qu'« il faut corriger ce message qui a pu être mal perçu ».

« Pas un cadeau pour les riches » mais « pour l'économie française »

« La modification de l'ISF, c'est pas un cadeau pour les riches, c'est un cadeau pour l'économie française, pour nos entreprises », a-t-il défendu face aux critiques, assurant qu'Emmanuel Macron « est au quotidien le président des pauvres, il est le président des Français ».

Sous le feu des critiques, les ministres en charge de l'Economie et des Comptes publics, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, se sont déclarés ouverts dimanche à la possibilité de taxer certains « produits ostentatoires », sans remise en cause de la réforme de l'impôt sur la fortune qui ne concernera plus que le patrimoine immobilier et exonèrera les valeurs mobilières (actions et obligations, fonds d'investissement).

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Par la rédaction avec AFP

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